lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2406552 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | HUARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 août 2024, M. A B, représenté par Me Huard, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 août 2024 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de supprimer le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté pris dans son ensemble est entaché d'incompétence ; il n'est pas suffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen particulier et complet de sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît le droit d'être d'entendu et le principal général du droit de la défense ; elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire méconnaît les dispositions de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est disproportionnée et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ou de la décision refusant d'octroyer un délai de départ volontaire ; elle n'est pas suffisamment motivée au sens de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; elle est disproportionnée et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Naillon,
- et les observations de Me Huard, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant géorgien, déclare être entré en France en 2019. Par une décision du 31 mars 2020, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 31 août 2020, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté sa demande d'asile. Par un arrêté du 2 octobre 2020, le préfet de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le 21 août 2024, suite à un contrôle routier, il est interpellé par les services de police de Grenoble au regard de son signalement au fichier des personnes recherchées pour " non-admission ou éloignement ". Par l'arrêté attaqué du 21 août 2024, le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
3. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. Laurent Simplicien, secrétaire général de la préfecture de l'Isère, qui avait reçu, à cette fin, une délégation consentie par arrêté du préfet de l'Isère du 8 avril 2024, régulièrement publiée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
4. En second lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet de l'Isère a procédé à un examen particulier et sérieux de la situation personnelle du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier et complet de M. B doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit () ".
6. L'obligation de quitter le territoire en litige comporte les considérations de fait et de droit qui la fondent, quand bien même elle ne mentionne pas tous les éléments dont le requérant entend se prévaloir. Contrairement à ce que soutient M. B, le préfet de l'Isère a procédé à la vérification de son droit au séjour en application des dispositions précitées de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en faisant notamment état de sa durée de présence en France et de la présence sur le territoire français de sa famille nucléaire en situation irrégulière, de ce que son épouse a fait l'objet d'une mesure d'éloignement prononcée le 2 octobre 2020, de la présence d'autres membres de la famille du requérant sur le territoire français, de ses liens avec son pays d'origine ainsi de ce que le requérant ne justifie pas de circonstances humanitaires particulières. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B, qui n'établit pas que la scolarité de ses enfants et le suivi médical de son fils aîné ne puissent se poursuivre dans son pays d'origine, remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 613-1 précité doit être écarté.
7. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
8. Il ressort du procès-verbal du 21 août 2024 que, durant son audition par les services de police de Grenoble, M. B a été mis à même de faire valoir l'ensemble des éléments relatifs à sa situation. Dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait été empêché de présenter d'autres éléments de nature à faire obstacle à une mesure d'éloignement, le requérant n'est pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu et le principe général du droit de la défense ont été méconnus. Le moyen présenté en ce sens doit, par suite, être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. M. B déclare être entré en France en 2019 accompagné de son épouse et de leurs deux enfants mineurs, nés en 2016 et 2017 sur le territoire allemand. Sur le territoire français, le couple a eu deux autres enfants, nés en 2020 et 2022. La famille du requérant se trouve en situation irrégulière sur le territoire français, et le requérant et son épouse ont chacun fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 2 octobre 2020 qu'ils n'ont pas exécutée. Si le requérant se prévaut des problèmes de santé de son fils aîné, qui, selon les certificats médicaux produits, souffre d'une polyallergie sévère, il n'établit pas que celui-ci ne pourrait pas bénéficier de soins appropriés dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et alors que le requérant n'établit pas que la fratrie ne pourrait pas poursuivre sa scolarité dans leur pays d'origine, rien ne fait obstacle à ce que la famille se reconstitue en Georgie, pays dont ils ont tous la nationalité. Dès lors et, en dépit des efforts d'intégration dans la société française de M. B par l'exercice de bénévolat au secours populaire français depuis février 2023, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement en litige porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni qu'elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
11. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, le préfet de l'Isère n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences que comporte son arrêté sur la situation de M. B. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".
13. Pour refuser d'accorder à M. B un délai de départ volontaire, le préfet de l'Isère s'est fondé sur les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 1° et 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du risque que M. B, qui ne justifie d'aucune circonstance particulière, se soustrait à l'obligation de quitter le territoire. Il fait état de la mesure d'éloignement antérieure dont M. B a fait l'objet, de l'absence de justification d'une adresse et de ressources légales sur le territoire et de son souhait de ne pas se conformer à une éventuelle mesure d'éloignement, exprimé durant son audition du 21 août 2024 par les services de police de Grenoble. Par suite, la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, qui est bien distincte de celle portant obligation de quitter le territoire français, est motivée.
14. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 10 et 11, les moyens tirés de la disproportion de la décision de refus de délai de départ volontaire et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français durant deux ans :
15. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le requérant n'est pas fondé à solliciter l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et du refus de délai de départ volontaire.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
17. Pour motiver l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, le préfet de l'Isère fait état de l'absence de circonstances humanitaires présentées par le requérant, de sa situation administrative irrégulière, de sa durée de présence en France, de ses attaches en France et en Géorgie et de l'absence de menace à l'ordre public. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 précité.
18. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 10 et 11, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, de la disproportion de l'interdiction de retour sur le territoire français et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 :La requête de M. B est rejetée.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Huard et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bedelet, présidente,
M. Argentin, premier conseiller,
Mme Naillon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2024.
La rapporteure,
L. Naillon
La présidente,
A. Bedelet
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°240655
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026