mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2406596 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET MEROTTO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 septembre 2024, la SCI Betsch et Mme B épouse D, représentées par Me Bastid, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le maire de la commune a de Ballaison a accordé à sa commune un permis de construire une école, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Ballaison la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- le dossier de permis de construire est insuffisant au regard des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme ainsi que frauduleux dès lors que les mentions des accès ne correspondent pas aux dernières informations de la commune données à ses administrés ;
- l'arrêté méconnaît l'article UE II.2 du plan local d'urbanisme relatif à la volumétrie des constructions dès lors que le volume des bâtiments projeté ne s'insère pas dans l'existant et l'environnement : il méconnaît l'article UE II.3 du plan local d'urbanisme relatif à la qualité architecturale des bâtiments ; il méconnaît l'article UE II.4.b relatif à la plantation d'un arbre de haute tige pour 4 places de stationnement ; il méconnaît l'article UE II.5 du plan local d'urbanisme, le nombre de places de stationnement (30) étant insuffisant ; il méconnaît l'article UE III.1.a relatif aux accès compte tenu du caractère qualifié de temporaire de la voie nouvelle créée et de l'insuffisance des accès pour les engins d'incendie et de secours ; la voie nouvelle créée méconnaît l'article UE III.1.b du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 septembre 2024, la commune de Ballaison, représentée par Me Merotto, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérantes la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérantes ne justifient pas de leur intérêt pour agir ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- il n'existe aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête en annulation enregistrée sous le n°2308183.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 17 septembre 2024 au cours de laquelle ont été entendus :
- le rapport de Mme A ;
- les observations de Me Bastid , pour les requérantes qui fait valoir à l'audience qu'en tout état de cause la route des Voirons est insuffisante pour desservir le projet ;
- celles de Me Duret, pour la commune de Ballaison.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Ballaison a déposé le 27 mars 2023, une demande de permis de construire une école sur les parcelles cadastrées section E n°417 et 277. Par arrêté du 27 juillet 2023, le maire a délivré le permis de construire sollicité. Les requérantes demandent la suspension de son exécution en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions aux fins de suspension d'exécution :
2. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
3. Aucun des moyens visés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté. Les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par les requérantes doivent dès lors être écartées, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence et sur la fin de non-recevoir soulevée, tiré du défaut d'intérêt pour agir.
Sur les frais d'instance :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Ballaison, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCI Betsch et de Mme D le versement à la commune de Ballaison d'une somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête présentée par la SCI Betsch et Mme D est rejetée.
Article 2 :La SCI Betsch et Mme D verseront à la commune de Ballaison une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Betsch en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à la commune de Ballaison.
Fait à Grenoble, le 18 septembre 2024.
Le juge des référés,
J. A
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2406596
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026