Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406890

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2406890
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHUARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une requête en référé suspension concernant le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de Mme C. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a accordé un rendez-vous à la requérante pour retirer son titre de séjour valable jusqu'en mai 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 septembre 2024, Mme C, représenté par Me Huard, demande au juge des référés :

1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de renouveler son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour ;

3°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 septembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.".

2. Eu égard à l'urgence, il y a lieu d'admettre Mme C provisoirement à l'aide juridictionnelle.

3. Postérieurement à l'introduction de la requête de Mme C, le préfet de l'Isère a accordé un rendez-vous en préfecture à la requérante pour qu'elle puisse venir retirer son titre de séjour valable du 28 mai 2024 au 27 mai 2025. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Me Huard tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er :Mme C est admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Article 2 :Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C.

Article 3 :Les conclusions de Me Huard sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifié à Mme A C, à Me Huard et au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 23 septembre 2024.

Le président,

M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.