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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2406995

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406995

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2406995
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantLAMY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 septembre 2024, Mme C, représentée par Me Lamy, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler ;

2°) d'enjoindre au préfet de délivrer à Mme C un récépissé dans un délai de48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- le refus de récépissé est disproportionné et la place en grande difficulté.

Par des mémoires en défense enregistrés le 26 septembre 2024 et le 30 septembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer et au rejet du surplus des conclusions.

Il fait valoir qu'il a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée sous le n°2406993.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 1er octobre 2024 au cours de laquelle a été entendu le rapport de Mme A.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

2. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a délivré à Mme C une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour valable du 26 septembre 2024 au 25 décembre 2024. Cette attestation a eu implicitement mais nécessairement pour effet de rouvrir l'instruction de sa demande et, par suite, de rapporter la décision implicite de rejet de celle-ci. Il suit de là que les conclusions de la requête tendant à la suspension de cette décision et les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Le non-lieu qui vient d'être constaté sur les conclusions principales de la requête est sans incidence sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins de suspension et d'injonction.

Article 2 :L'Etat versera à Mme C une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.

Le juge des référés,

J. A

Le greffier,

G. Morand

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2406995

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