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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2407084

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407084

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407084
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMPIGA VOUA OFOUNDA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2406699 du 6 septembre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de procéder au réexamen de la demande de M. D A B dans un délai de trois jours à compter de la notification de son ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de trois jours à compter de cette notification, un récépissé de demande de délivrance de titre de séjour l'autorisant à exercer une activité professionnelle.

Par une demande du 13 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Mpiga Voua Ofounda, a demandé au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de faire procéder à l'exécution de l'ordonnance n° 2406699 du 6 septembre 2024 ;

3°) de fixer une astreinte à 5 000 euros par jour de retard à compter de l'ordonnance à venir en cas d'inexécution de l'ordonnance ;

4°) de lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et noter qu'en ce cas, l'avocat se désistera de l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que la préfecture a été saisie d'une demande d'exécution par courriel daté du 10 septembre 2024 ; toutes les tentatives d'appel au service sont également restées infructueuses ; cette inexécution a conduit à la suspension de son activité professionnelle.

Par une ordonnance du 17 septembre 2024, le président du tribunal administratif de Grenoble a prescrit l'ouverture d'une procédure juridictionnelle pour l'exécution de l'ordonnance n° 2406699 du 6 septembre 2024.

La requête a été communiquée au préfet de l'Isère qui n'a pas produit de mémoire.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 23 septembre 2024, en présence de Mme Bourechak, greffière d'audience, M. C a lu son rapport et constaté l'absence des parties.

A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été prononcée.

Considérant ce qui suit :

1. En raison de l'urgence liée à la procédure de référé, il y a lieu d'admettre provisoirement M. A B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

2. Aux termes de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ". 7.Il appartient au juge saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 d'apprécier l'opportunité de compléter les mesures déjà prescrites ou qu'il prescrit lui-même par la fixation d'un délai d'exécution et le prononcé d'une astreinte suivi, le cas échéant, de la liquidation de celle-ci, en tenant compte tant des circonstances de droit et de fait existant à la date de sa décision que des diligences déjà accomplies par les parties tenues de procéder à l'exécution de la chose jugée ainsi que de celles qui sont encore susceptibles de l'être.

3. Par ordonnance n° 2406699 du 6 septembre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de procéder au réexamen de la demande de M. A B dans un délai de trois jours à compter de la notification de son ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de trois jours à compter de cette notification, un récépissé de demande de délivrance de titre de séjour l'autorisant à exercer une activité professionnelle.

4. L'article 3 de l'ordonnance n° 2406699 du 6 septembre 2024 n'ayant pas été exécutée par le préfet de l'Isère, il y a lieu désormais d'assortir cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente décision.

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : M. A B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : L'injonction prononcée à l'article 3 de l'ordonnance n° 2406699 du 6 septembre 2024 n'ayant pas été exécutée par le préfet de l'Isère, il y a lieu désormais d'assortir cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente décision.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A B, à Me Mpiga Voua Ofounda, et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble le 24 septembre 2024

Le juge des référés,

C. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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