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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2407099

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407099

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407099
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGERIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 septembre 2024, M. B C, représenté par Me Gerin, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) de suspendre l'exécution de la décision du 2 mai 2024 du préfet de l'Isère classant sans suite sa demande de naturalisation ;

3°) d'enjoindre au préfet de rouvrir l'instruction de son dossier et de lui donner un rendez-vous en préfecture en vue de l'entretien d'assimilation dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de condamner l'Etat au versement d'une somme de 1 440 euros TTC au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

La requête a été communiquée au préfet de l'Isère qui n'a pas produit d'écrits en défense.

Vu :

- la décision du président du tribunal désignant M. A, magistrat honoraire, comme juge des référés ;

- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2407103 ;

- les autres pièces du dossier ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 3 octobre 2024 à 15 heures au cours de laquelle a été entendu Me Gerin, avocat de M. C, ainsi que M. C lui-même.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. En raison de l'urgence s'attachant aux procédures de référé, il y a lieu d'admettre provisoirement M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

2. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. M. C séjourne régulièrement en France sous couvert d'un certificat de résidence algérien valable jusqu'au 15 décembre 2029. Le classement sans suite de sa demande de naturalisation, quel qu'en soit le bien-fondé et même compte tenu de la longueur de la procédure qui a été initiée en 2022, ne préjudicie pas de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation telle qu'elle est invoquée. Dans ces conditions, la requête de M. C doit être rejetée dans l'ensemble de ses conclusions pour défaut d'urgence.

O R D O N N E

Article 1er :M. C est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 :La requête de M. C est rejetée.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à Me Gerin et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 4 octobre 2024.

Le juge des référés,

C. A

La greffière,

L. Rouyer

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2407099

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