LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2407130

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407130

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407130
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSCP CLEMENT-CUZIN-LEYRAUD DESCHEEMAKER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Barnier, demande au juge des référés :

1°) de déclarer sa requête recevable et bien fondée ;

2°) de suspendre la décision administrative n° DRH/EF//2018647805 du 23 août 2024 par laquelle la Directrice générale des ressources humaines du Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble-Alpes (CHU Grenoble-Alpes) l'a placée en disponibilité d'office à compter du 7 septembre 2024 jusqu'au 6 décembre 2024 ;

3°) d'enjoindre au CHU Grenoble-Alpes, sous astreinte, de :

' de la rétablir dans une position statuaire régulière en la plaçant rétroactivement en congé de maladie imputable au service à compter du 7 septembre 2023, sans jour de carence, jusqu'au jour du jugement à intervenir et pour l'avenir ;

' de tirer toutes les conséquences pécuniaires du rétablissement de sa position statutaire régulière en lui reversant l'ensemble des traitements qu'elle n'a pas perçus sur cette période, outre les différentes indemnités et primes non reçues ;

' de reconstituer ses droits à retraite et à l'avancement ;

' de réaliser, sur justificatifs, une prise en charge rétroactive de l'ensemble des frais de santé qu'elle a avancés sur cette période pour les traitements et soins liés à son accident de service ;

4°) d'enjoindre au CHU Grenoble-Alpes de réexaminer sa situation administrative ;

5°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;

6°) de condamner le CHU Grenoble-Alpes aux entiers dépens.

Mme B soutient :

- que l'urgence est justifiée ; dans le cas d'une mise en disponibilité d'office et de perte de revenus, l'urgence est présumée ; les éléments communiqués permettent d'établir cette urgence financière ;

- qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; l'auteur de la décision était incompétent ; la décision est entachée d'une erreur de droit et méconnaît en outre l'article 41 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986.

Par un mémoire en défense enregistré par le tribunal le 30 septembre 2024, le centre hospitalier régional de Grenoble, représenté par la Selarl Clément Cuzin, Leyraud, et Descheemaker conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- La condition d'urgence n'est pas remplie ;

- Il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de la décision.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 18 septembre 2024 sous le numéro 2407129 par laquelle Mme A B, représentée par Me Barnier, demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la fonction publique ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;

- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Vial-Pailler, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 octobre 2024 à 11H00 :

- le rapport de M. Vial-Pailler.

- les observations de Me Barnier représentant Mme B

- les observations de Me Leyraud, représentant le Centre hospitalier régional de Grenoble.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, agent public titulaire, exerce les fonctions d'infirmière en soins généraux hospitaliers au sein du centre hospitalier de Voiron depuis novembre 2010. À la suite d'un accident de service survenu le 6 février 2017, Mme B, souffrant de douleurs à l'épaule droite, a été placée en congé de maladie imputable au service jusqu'à décembre 2019. Elle a ensuite bénéficié d'une disponibilité de droit pour donner des soins à un enfant à charge malade, jusqu'au 19 octobre 2020. Le 20 octobre 2020, à sa demande, elle a repris ses fonctions avant d'être arrêtée le jour même pour troubles anxio-dépressifs, jusqu'au 7 octobre 2021. Du 8 octobre 2021 au 31 août 2023, elle a bénéficié à nouveau d'une mise en disponibilité de droit pour donner des soins à un enfant à charge malade. A l'issue de son premier jour de reprise du travail, le 1er septembre 2023, Mme B s'est plainte de douleurs avec une limitation marquée de l'amplitude de ses épaules. Elle a été placée en arrêt de travail à compter du 7 septembre 2023. Un certificat de rechute a été établi mettant en lien ce nouvel arrêt avec l'accident de service du 6 février 2017. A la suite de l'expertise par le Docteur C du 9 novembre 2023, concluant que l'épaulalgie droite (et apparition plus récente d'une épaulalgie gauche) en cause n'avait pas de lien réel direct et certain avec l'accident du 6 février 2017, le Centre hospitalier universitaire de Grenoble-Alpes l'a placée en congé de maladie ordinaire à compter du 7 septembre 2023. Par une décision du 23 août 2024, le centre hospitalier de Voiron, en estimant que l'agent avait épuisé ses droits à congé, l'a placée en disponibilité d'office à compter du 7 septembre 2024 jusqu'au 6 décembre 2024. Par la présente requête, Mme B demande la suspension de cette décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

En ce qui concerne l'urgence à statuer :

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur et de l'argumentation présentée en défense, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Si l'absence de versement de son traitement à un fonctionnaire crée une présomption d'urgence, cette présomption peut être renversée.

4. En l'espèce, s'il résulte de l'instruction qu'avant l'intervention de l'arrêté critiqué du 23 août 2024, Mme B était déjà placée à demi-traitement depuis le 7 décembre 2023. Elle bénéficiait, toutefois, d'un complément de salaire du CGOS jusqu'en mai 2024, de telle sorte qu'elle subissait une perte de revenus de 3% seulement. A la suite de la décision contestée du 23 août 2024, de mise en disponibilité d'office à compter du 7 septembre 2024, Mme B cesse de bénéficier de ses droits à l'avancement et à la retraite et ne percevra que des indemnités journalières versées par le CHU de Grenoble correspondant à la moitié de son traitement et de ses indemnités accessoires. La commission permanente des aides et secours du CGOS a refusé, le 12 août 2024, la demande d'aide exceptionnelle présentée par l'intéressée et lui a conseillé de prendre contact avec la Banque de France pour un dossier de surendettement. Contrairement à ce qui est soutenu en défense, la détérioration de sa situation financière n'est pas liée à son placement en congé de maladie, mais est consécutive à l'intervention de la décision du 23 août 2024 plaçant Mme B en disponibilité d'office. Mme B, qui justifie se trouver en situation d'endettement, alors même qu'elle ne rapporte pas la preuve de toutes ses charges, doit être regardée comme établissant l'existence d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

5. Considérant d'une part qu'aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de la maladie ou de l'accident est appréciée par la commission de réforme () "

6. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise médicale réalisé par le docteur D le 31 juillet 2024 que les symptômes à l'épaule droite dont souffre Mme B et qui sont survenus lors de sa reprise du travail le 7 septembre 2023, sont imputables à l'évènement du 6 février 2017. Le médecin a proposé une date de consolidation, avec séquelles au 31 juillet 2024. Selon lui, Il n'y avait pas d'atteinte fonctionnelle antérieure à l'accident. Cet avis médical s'inscrit dans la continuité de l'avis du conseil médical en date du 23 janvier 2024 constatant que l'accident de service du 6 février 2017 n'avait jamais été consolidé.

7. Dans les circonstances mentionnées au point 6, et alors même que l'administration est dans l'attente de l'avis du conseil médical qui a été saisi, de nouveau, sur la demande de prise en charge de l'arrêt de travail du 7 septembre 2023 au 29 octobre 2024 et l'aptitude aux fonctions de l'intéressée à la suite de l'expertise du 31 juillet 2024, le moyen selon lequel le Centre hospitalier a méconnu les dispositions du 2° de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 23 août 2024 plaçant Mme B en disponibilité d'office à compter du 7 septembre 2024.

8. Il résulte de ce qui précède que Mme B est, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de sa requête, fondée à demander la suspension de l'exécution de la décision contestée. Il y a lieu dès lors d'ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette dernière.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. (). ".

10. Dans le cas où les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies, le juge des référés peut non seulement suspendre l'exécution d'une décision administrative, même de rejet, mais aussi assortir cette suspension d'une injonction, s'il est saisi de conclusions en ce sens. Toutefois, les mesures qu'il prescrit ainsi, alors qu'il se borne à relever l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, doivent présenter un caractère provisoire. Il suit de là que le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne peut, sans excéder sa compétence, ordonner une mesure qui aurait des effets en tous points identiques à ceux qui résulteraient de l'exécution par l'autorité administrative d'un jugement annulant la décision administrative contestée.

11. En l'espèce, la décision ayant placé Mme B en congé de maladie ordinaire à compter du 7 septembre 2023 n'a pas été contestée. La suspension de l'exécution de la décision du 23 août 2024 plaçant Mme B en disponibilité d'office à compter du 7 septembre 2024 n'implique pas son placement rétroactif en congé de maladie imputable au service à la date du 7 septembre 2023. Il y a dès lors lieu d'enjoindre au Centre hospitalier universitaire de Grenoble-Alpes de procéder au réexamen de sa situation en tenant compte, notamment pour l'étude du droit à traitement, de la circonstance que les pièces médicales permettent de dégager une date de consolidation, avec séquelles, de l'accident de service du 6 février 2017 au 31 juillet 2024. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge du Centre hospitalier régional de Grenoble la somme de 1 500 euros à verser à Mme B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision du 23 août 2024, par laquelle le centre hospitalier de Voiron a placé Mme A B en disponibilité d'office à compter du 7 septembre 2024 jusqu'au 6 décembre 2024 est suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.

Article 2 : Il est enjoint au Centre hospitalier universitaire de Grenoble-Alpes de procéder au réexamen de la situation de Mme B en tenant compte, notamment pour l'étude du droit à traitement, de la circonstance que les pièces médicales permettent de dégager une date de consolidation, avec séquelles, de l'accident de service au 31 juillet 2024.

Article 3 : Le Centre hospitalier régional de Grenoble versera à Mme A B la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B et au Centre hospitalier régional de Grenoble.

Fait à Grenoble, le 3 octobre 2024.

Le juge des référés,

C. Vial-Pailler

Le greffier,

G. Morand

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2407130

N°2407130

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions