Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407138

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407138
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantMARGAT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant un titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle. Sa demande de condamnation de l'État au titre des frais de procédure a été rejetée. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 septembre 2024, M. A, représenté par Me Margat, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;

2°) de suspendre la décision implicite du préfet de l'Isère en date du 25 juillet 2024 portant refus de délivrance de titre de séjour " vie privée et familiale ;

3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler dans les 48 heures de la notification de l'ordonnance, renouvelable jusqu'à la délivrance du titre de séjour ou qu'il soit statué au fond sur sa demande, et ce sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1200 euros en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire enregistré le 4 octobre 2024, M. A déclare se désister purement et simplement de ses conclusions de suspension mais maintenir sa demande au titre des frais de procédure.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En raison de l'urgence liée à la procédure de référé, M. A est admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte des désistements.

3. Le désistement de M. A est pur et simple. Rien n'empêche qu'il en soit donné acte.

4. Il y a lieu de rejeter, dans les circonstances de l'espèce, les conclusions de Me Margat tendant à l'application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er :M. A est admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Article 2 :Il est donné acte du désistement des conclusions à fin de suspension de la requête de M. A.

Article 3 :Les conclusions de Me Margat tendant à l'application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Margat et au ministre de l'Intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 11 octobre 2024.

Le juge des référés,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.