Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407301
mardi 25 novembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2407301 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DIOUF-GARIN |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, la préfète de l’Isère a fait droit à sa demande, ce qui a conduit la requérante à se désister de son recours. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais de procès présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 septembre 2024, Mme A... B..., représentée par Me Diouf-Garin, demande au Tribunal de lui accorder l’aide juridictionnelle provisoire ; d’annuler la décision par laquelle le préfet de l’Isère a rejeté implicitement sa demande de titre de séjour « vie privée familiale » ; d’enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour portant la mention « vie privée familiale » d’une durée de validité d’un an à compter du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 100 euros par jours de retard, et de condamner l’Etat à payer à Me Diouf la somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2024 la Préfète de l'Isère informe le Tribunal qu’une décision favorable a été prise sur la demande de séjour de la requérante et demande à la juridiction de conclure à un non-lieu à statuer, avec rejet des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire complémentaire enregistré le 20 décembre 2024, Mme B... déclare se désister de l’instance et maintient sa demande formée au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative et de l’article 75-1 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 6 février 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que (…) la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (... ) ».
2.
Mme B... déclare se désister de l’instance. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais de procès :
3.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la Préfète de l’Isère les sommes demandées au titre des frais exposés en cours d’instance et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la Préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 25 novembre 2025.
Le président de la 6ème chambre,
C. Vial Pailler
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 25 septembre 2024, Mme A... B..., représentée par Me Diouf-Garin, demande au Tribunal de lui accorder l’aide juridictionnelle provisoire ; d’annuler la décision par laquelle le préfet de l’Isère a rejeté implicitement sa demande de titre de séjour « vie privée familiale » ; d’enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour portant la mention « vie privée familiale » d’une durée de validité d’un an à compter du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 100 euros par jours de retard, et de condamner l’Etat à payer à Me Diouf la somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2024 la Préfète de l'Isère informe le Tribunal qu’une décision favorable a été prise sur la demande de séjour de la requérante et demande à la juridiction de conclure à un non-lieu à statuer, avec rejet des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire complémentaire enregistré le 20 décembre 2024, Mme B... déclare se désister de l’instance et maintient sa demande formée au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative et de l’article 75-1 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 6 février 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que (…) la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (... ) ».
2.
Mme B... déclare se désister de l’instance. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais de procès :
3.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la Préfète de l’Isère les sommes demandées au titre des frais exposés en cours d’instance et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la Préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 25 novembre 2025.
Le président de la 6ème chambre,
C. Vial Pailler
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.