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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2407508

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407508

mercredi 2 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407508
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSEGHIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er octobre 2024, M. A B, représenté par Me Seghier, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de lui allouer une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. M. B, ressortissant algérien né en 1953, a épousé une ressortissante française le 11 novembre 2021 et a été autorisé au séjour en cette qualité par un titre de séjour qui a expiré le 22 juin 2024. Il justifie en avoir demandé le renouvellement le 12 mai 2024 via le téléservice Anef. A l'expiration de son titre, il ne lui a cependant été remis aucune attestation de prolongation d'instruction et il indique s'être vainement présenté à plusieurs reprises en préfecture.

3. Outre qu'il ne justifie d'aucune démarche auprès des services préfectoraux, M. B a vu sa demande de renouvellement implicitement rejetée, et il a d'ailleurs demandé les motifs de ce refus par courrier du 19 septembre 2024. Le rejet de sa demande fait obstacle à ce qu'il puisse prétendre à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Par suite, ses conclusions en injonction doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, de ses conclusions au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 2 octobre 2024.

La juge des référés,

A. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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