jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2407597 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | POULET MERCIER LABBE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 octobre 2024, M. B C, représenté par Me Poulet-Mercier-l'Abbé, demande au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) déclarer recevable et bien fondé le présent recours tendant à la suspension de la décision implicite de rejet du 19 juin 2024 refusant de le réintégrer sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS) ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet du 19 juin 2024 ;
3°) d'enjoindre à la commune d'Echirolles de le placer dans une position statutaire légale en le réintégrant sur le grade d'ETAPS, et ce dans un délai de 15 jours suivants la décision à intervenir ;
4°) de condamner la commune d'Echirolles à lui payer la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M C soutient :
- que l'urgence est justifiée ; il dispose d'avis médicaux favorables à la reprise de son travail ; il est confronté à de graves difficultés financières, et il ne peut plus payer son loyer ; le placement irrégulier en congé maladie d'office porte atteinte à ses perspectives professionnelles ; cette situation l'impacte moralement ;
- qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; il incombe à la collectivité une obligation de réintégration de l'intéressé sur le grade d'ETAPS ; la décision place l'agent dans une situation administrative irrégulière ; les dispositions désormais codifiées au code de la fonction publique, aux article L. 514-1, L. 514-6, L. 826-2, L. 826-3 du code général de la fonction publique ont été méconnues.
Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024, la commune d'Echirolles, représentée par sa maire, ayant pour avocat Me Fessler, conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- La condition d'urgence n'est pas remplie ;
- il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de la décision ; la commune d'Echirolles ne dispose d'aucun poste relevant du cadre d'emplois dont relève le requérant.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 16 aout 2024 sous le numéro 2406215 par laquelle M C, représentée par Me Poulet-Mercier-L'Abbe, demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Vial-Pailler, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 octobre 2024 à 14H30 :
- le rapport de M. Vial-Pailler.
- les observations de Me Poulet-Mercier-L'Abbe, représentant M C,
- les observations de Me Fessler, représentant la commune d'Echirolles,
,
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré a été enregistrée pour M. B C le 24 octobre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, agent titulaire, occupant les fonctions d'éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS) au sein de la commune d'Echirolles, a été victime d'un accident de service le 23 juin 2017. À la suite, il a été placé en congé d'invalidité temporaire imputable au service du 23 juin 2017 au 30 avril 2021. Une date de consolidation de son état de santé a été fixée au 9 mars 2021, après avis de la commission de réforme. À l'issus de son congé imputable au service, l'agent a bénéficié d'une période préalable au reclassement pour la période du 1er mai 2021 au 30 avril 2022. À l'issue de cette période, l'agent a été placé en position d'activité du 1er mai 2022 au 31 juillet 2022. Sur la période du 22 août au 31 janvier 2023, l'agent a été placé en congés payés. À compter du 1er février 2023, il a été placé, aux termes d'un arrêté du 9 mars 2023, en disponibilité d'office dans l'attente d'une retraite pour invalidité, après échec du reclassement et épuisement de ses droits à congé de maladie ordinaire. Le 7 décembre 2023, le comité médical, saisi par la commune le 27 février 2024, a considéré que l'agent était apte à exercer ses fonctions, sur un poste aménagé, de manière pérenne. Par un courrier du 18 avril 2024, l'agent a sollicité sa réintégration auprès de la collectivité sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives. Par la présente requête, M. C demande la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus du maire en date du 19 juin 2024 de le réintégrer sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS).
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence à statuer :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
4. Une décision ayant pour effet de priver l'agent de rémunération entraîne pour lui de graves répercussions sociales et financières et morales. L'urgence à en suspendre l'exécution doit a priori être reconnue, sans que le juge ait à exiger du requérant qu'il établisse que la décision préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation.
5. En l'espèce, par arrêté n°2023/306 du 9 mars 2023, le maire d'Echirolles a placé M C, en disponibilité d'office dans l'attente d'une retraite pour invalidité à compter du 1er février 2023. Depuis cette date, le requérant ne perçoit plus qu'un demi traitement. A la suite de l'avis du comité médical du 7 décembre 2023, M C a, par un courrier du 18 avril 2024, sollicité sa réintégration auprès de la collectivité sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives et a demandé, ainsi, l'abrogation de l'arrêté n°2023/306 du 9 mars 2023.
6. M. C, qui ne perçoit qu'un demi-traitement, soit 1 282,5 euros, chaque mois, depuis le mois de février 2023, a un intérêt financier à retrouver un plein traitement. Par ailleurs, le maintien de l'intéressé dans cette situation de disponibilité d'office en attente d'invalidité, qui n'est plus justifiée d'un point de vue médical, porte atteinte, ainsi qu'il le soutient, au déroulement normal de sa carrière et compromet notamment ses droits à percevoir une retraite complète. Dès lors, et alors même que selon le défendeur, M. C ne justifierait pas de sa précarité, son conjoint indiquant disposer de ressources mensuelles nettes à hauteur de 2 400 euros, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
7. Aux termes de l'article L. 514-4 du code général de la fonction publique : " La disponibilité d'un fonctionnaire est prononcée soit à la demande de l'intéressé, soit d'office au terme des congés pour raisons de santé prévus au chapitre II du titre II du livre VIII. () ". Aux termes de son article L. 514-6 : " Le fonctionnaire territorial en disponibilité soit d'office au terme des congés pour raisons de santé prévus au chapitre II du titre II du livre VIII soit de droit, sur demande, pour raisons familiales, est réintégré à l'issue de sa période de disponibilité dans les conditions prévues pour le détachement aux articles L. 513-11, L. 513-23, L. 513-24 et L. 513-26. () ". Par ailleurs aux termes de l'article 42 du décret n°86-442 susvisé : " Dans les situations où le conseil médical est saisi sur l'aptitude à la reprise de l'agent, si le fonctionnaire est reconnu apte à exercer ses fonctions, il reprend son activité. Si le fonctionnaire est reconnu inapte à exercer ses fonctions, le congé continue à courir ou est renouvelé pour une nouvelle période sous réserve des droits restants. ". Aux termes des dispositions figurant alors à l'article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, désormais codifiées aux articles L. 542 et suivants du code général de la fonction publique : " Dès lors qu'un emploi est susceptible d'être supprimé, l'autorité territoriale recherche les possibilités de reclassement du fonctionnaire concerné. / () Si la collectivité ou l'établissement ne peut lui offrir un emploi correspondant à son grade dans son cadre d'emplois ou, avec son accord, dans un autre cadre d'emplois, le fonctionnaire est maintenu en surnombre pendant un an. Pendant cette période, tout emploi créé ou vacant correspondant à son grade dans la collectivité ou l'établissement lui est proposé en priorité ; la collectivité ou l'établissement, la délégation régionale ou interdépartementale du Centre national de la fonction publique territoriale et le centre de gestion examinent, chacun pour ce qui le concerne, les possibilités de reclassement. Est également étudiée la possibilité de détachement ou d'intégration directe du fonctionnaire sur un emploi équivalent d'un autre cadre d'emplois au sein de la même collectivité ou de l'établissement. Sont également examinées les possibilités d'activité dans une autre collectivité ou un autre établissement que celle ou celui d'origine sur un emploi correspondant à son grade ou un emploi équivalent. Au terme de ce délai, le fonctionnaire est pris en charge par le centre de gestion dans le ressort duquel se trouve la collectivité ou l'établissement () / II. - La prise en charge cesse après trois refus d'offre d'emploi. () / III. - Après trois refus d'offre d'emploi correspondant à son grade, à temps complet ou à temps non complet selon la nature de l'emploi d'origine, transmise par une collectivité ou un établissement au Centre national de la fonction publique territoriale ou au centre de gestion, le fonctionnaire est licencié ou, lorsqu'il peut bénéficier de la jouissance immédiate de ses droits à pension, admis à faire valoir ses droits à la retraite () ". Il résulte de ces dispositions que le fonctionnaire territorial reconnu physiquement apte à la reprise du service doit être réintégré au sein de la collectivité qui l'employait, le cas échéant, en surnombre si aucun poste n'est vacant, avant d'être pris en charge par le centre de gestion de la fonction publique si la collectivité n'a pu lui proposer d'emploi correspondant à son grade dans l'année suivant sa réintégration
8. Il résulte de l'instruction que dans sa séance du 7 décembre 2023, le comité médical, réuni en formation plénière, en se fondant sur l'expertise du docteur A du 11 octobre 2023, a rendu un avis favorable à la reprise d'activité de M. C, dans le cadre d'un poste aménagé, de manière pérenne. Dans ces circonstances, dès lors que M. C, reconnu physiquement apte à la reprise du service, avait, à la suite de cet avis, sollicité sa réintégration sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives et demandé ainsi l'abrogation de l'arrêté n°2023/306 du 9 mars 2023 le plaçant en disponibilité d'office dans l'attente d'une retraite pour invalidité à compter du 1er février 2023, le moyen selon lequel la décision implicite de refus du maire en date du 19 juin 2024 de le réintégrer sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS) méconnaît l'obligation de réintégration de la collectivité, le cas échéant en surnombre, prévue notamment à l'article L. 514-6 du code général de la fonction publique, est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 19 juin 2024 refusant de réintégrer M. C sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS) ;
9. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. (). ".
11. Dans le cas où les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies, le juge des référés peut non seulement suspendre l'exécution d'une décision administrative, même de rejet, mais aussi assortir cette suspension d'une injonction, s'il est saisi de conclusions en ce sens. Toutefois, les mesures qu'il prescrit ainsi, alors qu'il se borne à relever l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, doivent présenter un caractère provisoire. Il suit de là que le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne peut, sans excéder sa compétence, ordonner une mesure qui aurait des effets en tous points identiques à ceux qui résulteraient de l'exécution par l'autorité administrative d'un jugement annulant la décision administrative contestée.
12. En l'espèce, la suspension de l'exécution de la décision contestée implique que la commune d'Echirolles procède au réexamen de la situation de M. C, en prenant en compte l'avis du comité médical du 7 décembre 2023 afin de le placer dans une situation légale et réglementaire. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Echirolles une somme de 1 500 euros à verser à M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge du requérant, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par le défendeur et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision implicite du 19 juin 2024 par laquelle le maire de la commune d'Echirolles a refusé de réintégrer M. C sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS) est suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Article 2 : Il est enjoint à la commune d'Échirolles de réexaminer la situation de M C, en prenant en compte l'avis du comité médical du 7 décembre 2023 afin de le placer dans une situation légale et réglementaire.
Article 3 : La commune d'Echirolles versera à M. C, la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4: Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M C, et à la commune d'Echirolles.
Fait à Grenoble, le 24 octobre 2024.
Le juge des référés,
C. Vial-Pailler
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026