jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2407611 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | EXECUTION |
| Avocat requérant | SARL NOVAS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une décision du 27 mai 2024, n° 2402710, le tribunal administratif a annulé la décision du 10 avril 2024 par laquelle la préfète de l'Ain a fait obligation à M. B C de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a édicté à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Il a enjoint à la préfète de l'Ain ou au préfet territorialement compétent, d'une part, d'effacer le signalement de M. C aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, d'autre part, de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et de travail.
Par une lettre enregistrée le 3 juillet 2024, M. C, représenté par Me Combes, a saisi le tribunal administratif de Grenoble d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement du 27 mai 2024.
Par une ordonnance du 4 octobre 2024, le président du tribunal a ouvert la phase juridictionnelle de la procédure d'exécution.
Par un courrier du 22 octobre 2024, M. C indique qu'il est convoqué en préfecture le 28 octobre 2024 pour la remise d'une attestation provisoire de séjour et le dépôt des documents nécessaires à l'examen d'une première demande de titre de séjour. Il demande qu'une astreinte de 300 euros soit mise à la charge du préfet de l'Isère.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative et notamment ses articles L. 911-4 et R. 921-1 et suivants.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Zanon, greffière d'audience, le 23 octobre 2024 à 10h30, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture d'instruction a été fixée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 921-6 du code de justice administrative : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification de classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent (), le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. () / Cette ordonnance n'est pas susceptible de recours. () Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet ".
2. Par une lettre enregistrée le 3 juillet 2024, M. C a saisi le tribunal administratif de Grenoble d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement du 27 mai 2024.
3. Par une ordonnance du 4 octobre 2024, le président du Tribunal a ouvert la phase juridictionnelle de la procédure d'exécution.
4. M. C indique qu'il est convoqué en préfecture le 28 octobre 2024 pour la remise d'une attestation provisoire de séjour et le dépôt des documents nécessaires à l'examen d'une première demande de titre de séjour. Dans ces conditions, le jugement est en cours d'exécution et il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prescrire des mesures d'exécution de cette décision.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de prescrire des mesures d'exécution du jugement du 27 mai 2024.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B C et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.
Le président
J. P. A
La greffière
A. ZANON La République mande et ordonne au préfet de l'Isère, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2407611
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026