vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2407634 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MARCEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire et un mémoire complémentaire enregistrés les 4 et 14 octobre 2024, M. A C, représenté par Me Marcel, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté n° 2024-GT-365 du préfet de l'Isère en date du 2 octobre 2024, notifié le 3 octobre 2024, portant obligation de quitter le territoire français sans délai interdiction de retour sur le territoire français pendant deux années et fixant le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère d'examiner à nouveau sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer dans l'attente de la décision une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler, sous astreinte définitive de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve que Me Marcel renonce à percevoir la part contributive de l'Etat ;
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- n'ayant pas été informé qu'il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement, le principe du contradictoire et son droit à être entendu préalablement à l'édiction de cette mesure ayant été méconnu, cette décision qui lui fait grief est entachée d'un vice de procédure ;
- la décision a été prise en méconnaissance de l'article L. 611-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnues ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire n'est pas motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- par exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le pays de renvoi est illégale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L 613-2 ;
- cette décision, prise en méconnaissance de l'article L. 612-6 du code est entachée d'erreur de droit, et n'est pas fondée ;
- la décision fixant la durée de deux ans de l'interdiction de retour sur le territoire français, qui ne tient pas compte de sa situation personnelle et familiale et de la durée de sa présence en France a été prise en méconnaissance de l'article L. 612-10 et est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il expose que les moyens soulevés par M. C ne sont fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Conesa-Terrade, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours a été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Conesa-Terrade, magistrate designée ;
- les observations de Me Marcel, représentant M. C qui soutient que la décision d'éloignement n'a pas tenu compte de sa situation, étant empêché par son incarcération de solliciter le renouvellement de son titre de séjour ;
- les observations de M. B représentant le préfet de l'Isère, reprenant les écritures du préfet en défense.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré, enregistrée le 15 octobre 2024 n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant algérien, né le 23 septembre 1984, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 2 octobre 2024, par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé de quitter le territoire français sans délai, en fixant le pays à destination duquel il serait éloigné en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans.
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".
4. L'arrêté attaqué qui énonce les considérations de droit et précise les circonstances de faits de l'espèce est suffisamment motivé. Par suite, le moyen manque en fait et doit être écarté.
5. En second lieu, le requérant, ressortissant d'un Etat tiers à l'Union européenne, ne peut utilement invoquer la garantie que constitue le droit d'être entendu à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français dès lors que cette garantie s'applique aux administrations des Etats membres dans une situation régie par le droit de l'Union européenne tel est le cas d'une obligation de quitter le territoire français prise à l'égard d'un citoyen de l'Union. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; (°) ".
7. Le requérant se prévaut de la durée de son séjour en France et du fait qu'il a bénéficié de plusieurs titres de séjour dont le dernier a expiré en février 2024. Il soutient que le préfet n'a pas tenu compte des difficultés du fait de son incarcération pour obtenir un rendez-vous auprès des services préfectoraux en vue de solliciter le renouvellement de son titre de séjour. Toutefois, il ne ressort d'aucune pièce du dossier et n'est pas davantage soutenu à l'audience que l'intéressé aurait vainement sollicité la possibilité d'effectuer une telle démarche, ni qu'il en aurait été empêché. Dans ces conditions, l'autorité compétente était fondée à décider de l'obliger à quitter le territoire français en application du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. C soutient que la décision d'éloignement en litige porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et doit être proportionnée au but légitime poursuivi ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Il se prévaut de la durée de son séjour en France depuis plus de vingt ans, du fait qu'il a bénéficié de deux certificats de résidence valable dix ans, qu'il n'a vécu en Algérie que jusqu'à l'âge de 16 ans et qu'il est père d'un enfant. Toutefois, il n'apporte au soutien de ses allégations quant à sa paternité aucun élément justificatif, ni ne démontre le caractère disproportionné, au regard des buts poursuivis par la mesure d'éloignement, de l'atteinte que cette décision porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, au demeurant non établie. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle doit, par suite, être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ".
12. Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment, parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
13. Au cas d'espèce, il ressort de la lecture même de l'arrêté attaqué, que le refus d'accorder à M. C un délai de départ volontaire énonce les considérations de droit et les circonstances de faits qui permettent de constater que l'intéressé entre dans les cas visés au 3°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 précité du code pour lesquels est établi le risque de soustraction à l'exécution de la décision d'éloignement prévu au 3° de l'article précité L. 612-2 du même code, visé dans l'arrêté. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
14. Le requérant soutient qu'en décidant de refuser de lui accorder un délai de départ volontaire, le préfet n'a pas procéder à un examen particulier de sa situation que le risque de fuite n'est pas avéré et que la décision est disproportionnée au regard des objectifs poursuivis. Toutefois, il ressort de la lecture même de la décision attaquée que pour refuser d'accorder à M. C un délai de départ volontaire pour l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, le préfet de l'Isère, après un examen particulier de sa situation tant au regard de la durée de son séjour en France, qu'au regard du risque de fuite de l'intéressé, a relevé, sans être sérieusement contesté, qu'à la date de sa décision, le certificat de résident algérien valable un an dont bénéficiait M. C était expiré depuis février 2024 et que l'intéressé n'ayant pas sollicité le renouvellement de son titre de séjour, se trouvait en situation irrégulière, qu'il ne s'était pas présenté le 37 juillet 2023 lors de sa convocation par les services de la préfecture afin de mettre à jour contradictoirement sa situation administrative, qu'il a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français, et que, n'étant pas en mesure de justifier d'une adresse permanente, étant dépourvu de toute ressource légale et ne pouvant exercer un emploi en France, ne pouvait pourvoir à son retour dans son pays d'origine par ses propres moyens. Ces conditions étant, contrairement à ce que soutient le requérant, suffisantes, le préfet de l'Isère a pu, sans entacher sa décision d'erreur de droit et dans le respect du principe de proportionnalité entre les moyens et les objectifs poursuivis, fonder sa décision sur le risque de fuite prévu au 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. En sixième lieu, Aux termes de l'article L. 612-12 du code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. "
16. Il résulte de ce qui précède que M C ne peut exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision décidant du pays à destination duquel il sera éloigné en cas d'exécution d'office de cette mesure.
17. En septième lieu, la durée de séjour en France dont se prévaut par M. C, n'est pas de nature à démontrer l'absence de perspective d'avenir dans son pays d'origine en Algérie. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation fixant le pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement doit être écarté.
18. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
19. Après un examen particulier de sa situation, le préfet de l'Isère a motivé sa décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans en constatant l'absence en l'espèce de circonstances humanitaires susceptibles de s'opposer à l'édiction d'une telle interdiction, le maintien de l'intéressé en situation irrégulière sur le territoire français plus de trois mois après l'expiration de son certificat de résidence le 24 février 2024, l'absence de circonstances établissant l'existence de liens intenses stables et anciens que l'intéressé aurait tissés sur le territoire français et qui justifieraient la reconnaissance d'un droit au séjour.
20. Le requérant fait valoir que l'interdiction de retour sur le territoire français n'est pas une sanction pénale et soutient que la menace à l'ordre public n'est pas établie en se prévalant de ce que le juge pénal n'a pas assorti la peine prononcée d'une interdiction de retour sur le territoire français. Toutefois, pour décider d'assortir la décision d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français, outre les motifs précités et non sérieusement contestés, le préfet a pu, à bon droit, au vu des nombreuses interpellations, 23 gardes à vue et 17 condamnations dont il a fait l'objet depuis janvier 2005, et en dernier lieu en 2023, considérer que le comportement de l'intéressé, incarcéré au total de plus de six années à la date de l'arrêté attaqué, et conséquemment sa présence sur le territoire français constituaient une menace à l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des décisions contestées doivent être rejetées, ainsi que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Marcel et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2024.
La magistrate désignée,
E. CONESA-TERRADE
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026