LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2407709

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407709

mardi 22 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407709
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantLEURENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces enregistrés les 8, 15 et 17 octobre 2024, M. H C, représenté par Me Leurent, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2024, par lequel le préfet de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire sans délai, fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a informé de son signalement au système d'information Schengen ;

2°) d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2024 du préfet de la Savoie portant assignation à résidence ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Leurent au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire français sans délai fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour sur le territoire français :

En ce qui concerne la légalité externe :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- la notification de la décision n'est pas intervenue dans des conditions régulières dès lors qu'il n'est pas justifié de la qualité de l'interprète ni de sa réquisition ;

En ce qui concerne la légalité interne :

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'absence de délai de départ volontaire :

- elle méconnaît les articles L. 612-1 et -2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la précédente ne justifie pas d'une précédente obligation de quitter le territoire français non exécutée.

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle sera annulée par voie de conséquence à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle sera annulée par voie de conséquence à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle n'est pas dûment motivée ;

- elle méconnaît l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur l'assignation à résidence :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- la notification de la décision n'est pas intervenue dans des conditions régulières dès lors qu'il n'est pas justifié de la qualité de l'interprète ni de sa réquisition ;

- elle sera annulée par voie de conséquence à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. H C ne sont pas fondés.

Vu :

- l'arrêté attaqué ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les observations de Me Leurent, représentant M. C, assistée de M. J L, interprète en langue anglaise

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. H C, ressortissant nigérian né le 21 mai 1998, a sollicité l'asile le 5 février 2020. Celle-ci a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et confirmée par la CANDA le 4 mars 2021. Le préfet de l'Isère lui a, par un premier arrêté du 6 octobre 2024, fait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. Par un second arrêté du même jour, le préfet l'a assigné à résidence dans le département de l'Isère pour une durée de 45 jours renouvelable deux fois.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application de ces dispositions, l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur l'obligation de quitter le territoire français sans délai fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour sur le territoire français :

En ce qui concerne la légalité externe :

3. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par Mme F I, sous-préfète de Saint-Jean de Maurienne, qui a reçu délégation de signature à cet effet par arrêté préfectoral du 9 juillet 2024. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permettent à l'intéressé de le contester utilement. Il est par suite suffisamment motivé et le moyen doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque les dispositions du présent code prévoient qu'une information ou qu'une décision doit être communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend, cette information peut se faire soit au moyen de formulaires écrits dans cette langue, soit par l'intermédiaire d'un interprète. L'assistance de l'interprète est obligatoire si l'étranger ne parle pas le français et qu'il ne sait pas lire. / En cas de nécessité, l'assistance de l'interprète peut se faire par l'intermédiaire de moyens de télécommunication. Dans une telle hypothèse, il ne peut être fait appel qu'à un interprète inscrit sur une liste établie par le procureur de la République ou à un organisme d'interprétariat et de traduction agréé par l'administration. Le nom et les coordonnées de l'interprète ainsi que le jour et la langue utilisée sont indiqués par écrit à l'étranger. ".

6. M. C soutient que si l'arrêté fait mention d'un interprète, il n'est justifié ni de sa qualité d'interprète, ni de sa réquisition. Il ressort toutefois des termes de la décision attaquée que la qualité de l'interprète est indiquée dans la décision de sorte que cette allégation manque en fait. Par ailleurs, et en toutes hypothèses, les conditions de notification d'une décision administrative n'affectent pas sa légalité et n'ont d'incidence que sur les voies et délais de recours contentieux. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.

En ce qui concerne la légalité interne :

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990, publiée par décret du 8 octobre 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

8. Il ressort des pièces du dossier que M. H C est le père d'une enfant, D H, née en France le 14 septembre 2024. Si le requérant se prévaut des soins qu'il procure à sa fille ainsi qu'à sa mère, Mme K E, de nationalité nigériane également, celui-ci déclare demeurer célibataire en reconnaissant ne pas vivre avec elles. M. C ne fait état d'aucune insertion professionnelle ou sociale particulière, alors qu'il n'allègue pas être dépourvu de tous liens familiaux dans son pays d'origine où ses parents résident et où il a vécu jusqu'à ses 21 ans. Dans ces circonstances, et alors que la cellule familiale peut se reconstituer au Niger, il n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ni qu'elle méconnaît les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

S'agissant de l'absence de délai de départ volontaire :

9. Il ressort des pièces du dossier que M. C a fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français le 23 juin 2021qu'il ne conteste pas ne pas avoir exécutée. Dans ces conditions, la méconnaissance des articles L. 621-1, -2 et -3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile manque en fait.

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi est illégale à raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

11. En deuxième lieu, si le requérant allègue craindre pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui n'est développé qu'en une ligne, n'est pas assorti des précisions suffisantes et doit être écarté.

12. Enfin, la décision contestée n'a pas, contrairement à ce que prétend le requérant, pour effet de priver sa fille de la présence de son père dès lors que, ainsi qu'il a été dit, la cellule familiale peut se recomposer au Niger dont les deux parents sont ressortissants. L'arrêté attaqué n'est ainsi pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français est illégale à raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

14. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte à ce titre les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permettent à l'intéressé de le contester utilement. Il est par suite suffisamment motivé et le moyen doit être écarté.

15. En troisième lieu, en indiquant qu'il vit en France depuis 2019, que sa fille y est né et qu'il y a fixé le centre de ses intérêts, M. C ne fait état d'aucune circonstances humanitaires pouvant justifier, en application de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'autorité administrative n'édicte pas une interdiction de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de la méconnaissance de cette disposition doit ainsi être écarté.

16. Enfin, et comme indiqué précédemment, la décision contestée n'a pas, contrairement à ce que prétend le requérant, pour effet de priver sa fille de la présence de son père dès lors que, ainsi qu'il a été dit, la cellule familiale peut se recomposer au Niger dont les deux parents sont ressortissants. La décision n'entraîne ainsi pas, au regard des buts poursuivis, des conséquences disproportionnées sur le droit à la vie privée et familiale du requérant et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est ainsi pas fondé.

Sur l'assignation à résidence :

17. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. A G, chef du bureau de l'éloignement et du contentieux, qui a reçu délégation de signature à cet effet par arrêté préfectoral du 3 septembre 2024. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

18. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permettent à l'intéressé de le contester utilement. Il est par suite suffisamment motivé et le moyen doit être écarté.

19. En troisième lieu, M. C soutient que si l'arrêté fait mention d'un interprète, il n'est justifié ni de sa qualité d'interprète, ni de sa réquisition. Or, et comme indiqué précédemment, il ressort toutefois des termes de la décision attaquée que la qualité de l'interprète est indiquée dans la décision de sorte que cette allégation manque en fait. Par ailleurs, et en toutes hypothèses, les conditions de notification d'une décision administrative n'affectent pas sa légalité et n'ont d'incidence que sur les voies et délais de recours contentieux. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.

20. En quatrième lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision l'assignant à résidence est illégale à raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

21. En cinquième lieu, en se bornant à faire état de la présence de son enfant sur le territoire, alors que la décision attaquée ne l'empêche pas de lui rendre visite ainsi que de l'absence de perspective raisonnable, M. C de démontre pas que la décision l'assignant à résidence ne serait pas adaptée, nécessaire et proportionnée aux buts poursuivis.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C aux fins d'annulation des arrêtés attaqués doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses concluions aux fins d'application des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1 : M. C est provisoirement admis à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C, à Me Leurent et au ministre de l'Intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Savoie.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.

La magistrate désignée,

E. B Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions