jeudi 7 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2408307 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BOURLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 octobre 2024, Mme L M alias G C alias L I alias L J alias B M alias A M alias E D alias F H alias F D, représentée par Me Bourlier, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Isère l'a assignée à résidence pour une durée maximale de 45 jours.
Elle soutient que :
- la décision d'assignation à résidence est incompatible avec l'avertissement pénal probatoire du procureur de la République de Vienne qui lui a été notifié le même jour ;
- son domicile est à Marseille.
La requête a été communiquée au préfet de l'Isère, qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné Mme Naillon en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Naillon a été entendu au cours de l'audience publique du 7 novembre 2024 à 14h.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, à 14 h 30.
Considérant ce qui suit :
1. Le 27 octobre 2024, Mme L M alias F D, ressortissante bosnienne en situation irrégulière sur le territoire français, a fait l'objet d'un avertissement pénal probatoire par le procureur de la République de Vienne pour des faits de tentative de vol en réunion, assortie d'une interdiction de paraître sur la commune de Vienne pour une durée de six mois. Par l'arrêté attaqué du 27 octobre 2024, le préfet de l'Isère l'a assignée à résidence dans le département de l'Isère pendant une durée maximale de 45 jours.
2. Dès lors que le procureur de la République de Vienne a interdit à la requérante de paraître dans la commune de Vienne, la décision attaquée par laquelle le préfet de l'Isère a assigné la requérante à résidence dans le département de l'Isère, avec obligation de se présenter deux fois par semaine à l'hôtel de la police de Vienne, est illégale. Par suite, l'arrêté attaqué du 27 octobre 2024 doit être annulé.
D E C I D E :
Article 1er :L'arrêté du 27 octobre 2024 est annulé.
Article 2 :Le présent jugement sera notifié à Mme L M alias G C alias L I alias L J alias B M alias A M alias E D alias F H alias F D et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.
La magistrate désignée,
L. Naillon
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2408307
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026