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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2408416

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408416

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408416
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantROUVIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Rouvier, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, au préfet de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour renouveler son récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de 5 jours, et de lui remettre un récépissé assorti d'une autorisation de travail dans le même délai ;

2°) de condamner l'Etat au versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

- la décision du président du tribunal désignant Mme Bedelet comme juge des référés.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.

Le rapport de Mme Bedelet, juge des référés, a été entendu au cours de l'audience publique du 31 octobre 2024, en présence de Mme Bourechak, greffière, aucune des parties n'étant présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Sur ce fondement, M. B demande qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son récépissé de demande de titre de séjour.

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de l'Isère a fixé un rendez-vous en préfecture au requérant le 5 novembre 2024. Dès lors, la requête doit être regardée comme ayant perdu son objet.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de condamner l'Etat à verser à M. B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er :Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de M. B.

Article 2 :L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 31 octobre 2024.

La juge des référés,

A. Bedelet

La greffière,

L. Bourechak

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2408416

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