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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2408816

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408816

mercredi 4 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408816
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPORET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 novembre 2024, M. A C, représenté par Me Poret, demande au juge des référés :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

3°) d'enjoindre à la préfète de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou à défaut de réexaminer sa demande et dans l'attente, de lui délivrer un récépissé, l'autorisant à travailler, sans délai, sous astreinte de 250 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 novembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que le titre de séjour est en cours de délivrance et qu'il a convoqué le requérant pour prendre ses empreintes.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée sous le n°2408814.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 28 novembre 2024 au cours de laquelle ont été entendus :

- le rapport de Mme B,

- les observations de Me Poret pour M. A C.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle :

1. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. A C provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :

2. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

3. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a indiqué que le titre de séjour avait été lancé en fabrication et a donné rendez-vous à M. A C pour prendre ses empreintes. Il suit de là que les conclusions de la requête tendant à la suspension de la décision de refus de titre de séjour et les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais de procès :

4. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce, mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros à verser à Me Poret, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à l'aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er :M. A C est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 :Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction.

Article 3 :L'Etat versera à Me Poret une somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à l'aide juridictionnelle.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à Me Poret et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.

Le juge des référés,

J. B

Le greffier,

P. Muller

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2408816

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