Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408974
lundi 26 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2408974 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ROUVIER |
Résumé IA
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne le recours de Mme B... contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour. Le tribunal constate que, postérieurement à la requête, une carte de séjour pluriannuelle a été accordée à l’intéressée, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces demandes. L’Etat est condamné à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice (article L.761-1 du code de justice administrative).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 novembre 2024, Mme B..., représentée par Me Rouvier, demande au tribunal d’annuler les décisions implicites du préfet de l’Isère lui refusant la délivrance d’un récépissé et d’un titre de séjour ; d’ordonner au préfet de l’Isère sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter de la notification de la décision à intervenir, de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour, assorti d’une autorisation de travail dans le même délai ; de condamner l’Etat à lui payer la somme de 1 500 euros en application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés le 23 décembre 2024 et le 12 mars 2025, le Préfet de l’Isère conclut au non-lieu à statuer et au rejet du surplus de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (…)3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (… ) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens (...) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que le 7 mars /2025, une décision favorable a été prise à la suite de votre demande d’admission au séjour présentée par la requérante et qu’une carte de séjour pluriannuelle, valable du 8 mars 2025 au 07 mars 2027 portant la mention Vie privée et familiale va lui être délivrée. Ce document est actuellement en cours de fabrication. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation et aux fins d’injonction sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu de statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner l’Etat à verser la somme de 1 000 euros Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de Mme B....
Article 2 : L’Etat est condamné à verser la somme de 1 000 euros à Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... et au Ministre de l’Intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.
Fait à Grenoble le 28 janvier 2026.
Le président de la 6ème Chambre,
C.Vial-Pailler
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Par une requête enregistrée le 15 novembre 2024, Mme B..., représentée par Me Rouvier, demande au tribunal d’annuler les décisions implicites du préfet de l’Isère lui refusant la délivrance d’un récépissé et d’un titre de séjour ; d’ordonner au préfet de l’Isère sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter de la notification de la décision à intervenir, de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour, assorti d’une autorisation de travail dans le même délai ; de condamner l’Etat à lui payer la somme de 1 500 euros en application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés le 23 décembre 2024 et le 12 mars 2025, le Préfet de l’Isère conclut au non-lieu à statuer et au rejet du surplus de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (…)3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (… ) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens (...) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que le 7 mars /2025, une décision favorable a été prise à la suite de votre demande d’admission au séjour présentée par la requérante et qu’une carte de séjour pluriannuelle, valable du 8 mars 2025 au 07 mars 2027 portant la mention Vie privée et familiale va lui être délivrée. Ce document est actuellement en cours de fabrication. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation et aux fins d’injonction sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu de statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner l’Etat à verser la somme de 1 000 euros Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de Mme B....
Article 2 : L’Etat est condamné à verser la somme de 1 000 euros à Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... et au Ministre de l’Intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.
Fait à Grenoble le 28 janvier 2026.
Le président de la 6ème Chambre,
C.Vial-Pailler
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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