Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409270

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409270
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMIRAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A pour suspendre les décisions implicites du préfet de l'Isère refusant de leur délivrer des titres de séjour. Après que la préfète leur a fixé un rendez-vous pour renouveler leurs récépissés, les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales. Le juge des référés leur a donné acte de ce désistement et les a admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle, mais a rejeté leurs demandes de frais d'instance. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Par des requêtes enregistrées le 27 novembre 2024 sous les n° 2409270 et n° 2409272, M. D A et son épouse, Mme C, représentés par Me Miran, demandent au juge des référés :

1°) de les admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) de suspendre l'exécution des décisions implicites du préfet de l'Isère nées le 28 septembre 2024 refusant de leur délivrer des titres de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de leur délivrer des titres de séjour " vie privée et familiale " dans un délai de 2 mois, et à défaut d'adopter une décision explicite dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; d'enjoindre au préfet, dans l'attente, de leur délivrer des récépissés les autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard

4°) de condamner l'Etat dans chaque instance au versement d'une somme de 1 800 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par des mémoires enregistrés le 5 décembre 2024, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Elle fait valoir qu'elle a fixé un rendez-vous aux requérants pour le 17 décembre 2024 afin de renouveler leurs récépissés.

Par des mémoires enregistrés le 6 décembre 2014, M. et Mme A se désistent de leurs conclusions principales et maintiennent leurs demandes au titre des frais d'instance.

Vu :

- la décision du président du tribunal désignant M. B, magistrat honoraire, comme juge des référés ;

- les requêtes en annulation enregistrées sous les n° 2409269 et n° 2409271 ;

- les autres pièces des dossiers ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties, régulièrement convoquées à l'audience publique du 12 décembre 2024 à 10 heures 50, ne s'y sont pas présentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes visées ci-dessus concernent la situation administrative d'un couple d'étrangers et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.

2. En raison de l'urgence s'attachant aux procédures de référé, il y a lieu d'admettre provisoirement M. et Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

3. . En déclarant se désister de leurs conclusions principales après qu'un rendez-vous en préfecture leur a été fixé le 17 décembre 2024, les requérants ont entendu se désister de leurs conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des requêtes présentées au titre de L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E

Article 1er :M. et Mme A sont admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 :Il est donné acte à M. et Mme A du désistement de leurs conclusions aux fins de suspension et d'injonction

Article 3 :Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à M. D A, à Mme C épouse A, à Me Miran et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 12 décembre 2024.

Le juge des référés,

C. B

Le greffier,

P. Muller

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2409270, 2409272