Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409399

lundi 16 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409399
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantMAISONOBE - OLLIVIER

Résumé IA

Regroupement familial – Tribunal administratif de Grenoble – Non-lieu à statuer sur une demande d’exécution sous astreinte d’un précédent jugement annulant un refus de regroupement familial. Le tribunal constate que la préfète de l’Isère a finalement accédé à la demande de M. A, rendant sans objet les conclusions fondées sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par jugement n°2204645 du 9 juillet 2024, le tribunal administratif de Grenoble a annulé les décisions du 22 mars et du 6 mai 2022 par lesquelles le préfet de l'Isère a rejeté la demande de regroupement familial de M. B A en faveur de son épouse et de ses deux enfants et a enjoint au préfet de l'Isère de faire droit à la demande de regroupement familial dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement.

Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2024 (initialement enregistré sous le n°2204645), M. A, représenté par Me Ollivier, a demandé, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°2204645 du 9 juillet 2024 en prononçant, au besoin, une astreinte.

Il fait valoir que le préfet de l'Isère n'a pas exécuté le jugement n°2204645 du 9 juillet 2024.

Par une ordonnance en date du 29 novembre 2024, le président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 février 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de prononcé d'une astreinte et au rejet des conclusions présentées au titre des frais irrépétibles.

Elle fait valoir qu'elle a décidé d'accueillir favorablement la demande de regroupement familial de M. A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Bedelet.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".

2. La préfète de l'Isère justifie avoir, postérieurement à l'introduction de la requête, exécuté le jugement n°2204645 du 26 juillet 2024. Les conclusions de la requête sont donc devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

D E C I D E :

Article 1er :Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A.

Article 2 :Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Ollivier et à la préfète de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 25 mars 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Bedelet, présidente,

M. Lefebvre, premier conseiller,

Mme Naillon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juin 2025.

La présidente-rapporteure,

A. Bedelet

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

G. Lefebvre

Le greffier,

P. Muller

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.