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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2409766

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409766

jeudi 5 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409766
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantHUARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 29 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de l'état de santé de leur fille, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de la préfète de l'Isère.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I°) Par une requête enregistrée le 11 décembre 2024 sous le n° 2409766, M. B A, représenté par Me Huard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° 2024-OTE 66 du 29 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a désigné le pays de destination ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation, et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la requête est recevable ;

- l'arrêté est insuffisamment motivé ;

- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure ; rien ne permet d'établir que le collège des médecins de l'OFII a été saisi, qu'il a rendu un avis sur l'état de santé de sa fille et que cet avis est régulier ;

- le refus de titre de séjour méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 et de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le traitement médical rendu nécessaire par l'état de santé de sa fille n'est pas disponible au Kosovo ;

- la préfète de l'Isère a méconnu l'étendue de sa propre compétence ;

- la préfète a insuffisamment examiné sa situation ; si elle l'avait fait, elle l'aurait admis au séjour à titre exceptionnel ;

- l'arrêté attaqué méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que l'intérêt supérieur de ses enfants, en particulier de sa fille malade ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale ;

- la décision lui refusant un titre de séjour entache d'illégalité la mesure d'éloignement ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait les dispositions de l'article L. 613-1 du même code ;

- la décision méconnait en elle-même son droit à exercer une vie privée et familiale qui s'exerce exclusivement en France ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants ;

- sa vie au Kosovo est menacée.

Par un mémoire enregistré le 16 avril 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

II°) Par une requête enregistrée le 11 décembre 2024 sous le n° 2409767, Mme J G épouse A, représentée par Me Huard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° 2024-OTE 67 du 29 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a désigné le pays de destination ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation, et de la munir d'une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

La requérante soulève les mêmes moyens que dans la requête n° 2409766.

Par un mémoire enregistré le 16 avril 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

Vu les arrêtés attaqués et les autres pièces des dossiers.

Vu les décisions du 14 avril 2025 par lesquelles M. A et Mme G ont été admis au bénéfice de l'aide juridique totale, chacun pour ce qui le concerne.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Letellier,

- et les observations de Me Miran, substituant Me Huard, pour M. et Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2409766 et n° 2409767 concernent la situation d'un couple de ressortissants étrangers qui posent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.

2. M. et Mme A, ressortissants du Kosovo, déclarent être entrés en France le 29 mai 2022. Le 9 avril 2024, ils ont présenté, chacun pour ce qui le concerne, une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour leur fille D née le 20 septembre 2018. Par arrêtés du 29 novembre 2024, la préfète de l'Isère a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a désigné le pays de destination.

Sur les conclusions en annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux arrêtés attaqués :

3. Les arrêtés du 29 novembre 2024 visent les textes dont ils font application et en énoncent les éléments de fait essentiels tenant à la situation des époux A, en particulier concernant l'état de santé de leur fille et leur vie privée et familiale. Ils sont ainsi suffisamment motivés au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quand bien même les requérants auraient souhaité qu'y figurent d'autres éléments. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de l'Isère aurait insuffisamment examiné la situation des requérants. Aucune obligation ne pesait sur elle d'examiner d'office l'admission exceptionnelle au séjour des requérants tandis que ceux-ci n'ont pas présenté une telle demande. Ainsi, le moyen tiré de de l'erreur de droit doit être écarté.

En ce qui concerne les refus de titre de séjour :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. ". Aux termes de l'article L. 425-9 de ce code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. ".

6. Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu () d'un rapport médical établi par un médecin de l'office () ". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège à compétence nationale () est composé de trois médecins (). Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège ". L'arrêté du 27 décembre 2016 précise les conditions de déroulement de la procédure à l'issue de laquelle est émis l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).

7. La préfète de l'Isère a produit, en réponse à une mesure d'instruction du tribunal, l'avis du collège des médecins de l'OFII du 26 juillet 2024 se prononçant sur l'état de santé leur fille D. Le collège des médecins de l'OFII a estimé que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut bénéficier d'un traitement approprié dans leur pays d'origine vers lequel elle peut voyager sans risque. Cet avis est signé par les docteurs Fresneau, Bisbal et Baril, dûment désignés par une décision du 9 juillet 2024, et a été rendu sur la base du rapport médical rédigé par le docteur H, ainsi que cela ressort du bordereau de transmission. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.

8. En outre, il n'apparaît aucunement que la préfète de l'Isère se soit estimée en situation de compétence liée par l'avis des médecins du collège de l'OFII. Dès lors le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

9. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dont il peut effectivement bénéficier dans le pays de renvoi.

10. Il ressort des pièces au dossier que D, âgée de 6 ans, souffre d'épilepsie et d'une encéphalopathie ischémique hypoxique. Les requérants se prévalent de l'avis du docteur C, médecin exerçant ses fonctions au sein de l'hôpital régional de Gjilan au Kosovo pour lequel le suivi multidisciplinaire requis pour son état de santé n'existe pas dans ce pays et des courriers transmis par le docteur F, directrice de la clinique de la médecine physique et de réadaptation, le 16 décembre 2024 et par le docteur I, directrice du centre principal de médecine familiale de Viti, le 13 décembre 2024 selon lequel l'enfant ne peut être prise en charge au Kosovo. Ces avis seraient corroborés par l'avis du docteur E, exerçant au centre hospitalier universitaire de Grenoble, qui précise que l'enfant bénéficie en France d'un traitement complet consistant en un suivi neurologique biannuel, d'un suivi MPR trimestriel, d'une rééducation en kinésithérapie hebdomadaire et d'un suivi radiologique régulier. Toutefois, le certificat médical du docteur C, établi le 17 juin 2019, est ancien et n'est pas circonstancié. Les courriers des docteurs I et F indiquant que l'enfant ne peut être prise en charge ne valent que pour les établissements médicaux que chacune dirige. Enfin, le certificat médical du docteur E, qui n'est pas daté, retient que le valproate de sodium ayant permis de stabiliser partiellement l'épilepsie sévère dont souffre l'enfant, n'est pas disponible au Kosovo. Cette attestation qui ne repose sur aucune justification, n'est pas suffisante pour retenir qu'un autre traitement adéquat ne serait pas disponible au Kosovo pour garantir la stabilisation de l'état de l'enfant. Dans ces conditions, les requérants ne remettent pas en cause l'avis du collège des médecins de l'OFII relatif à l'accessibilité des soins appropriés dans leur pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.

12. Il ressort des pièces du dossier que les époux A sont venus en France pour faire soigner leur fille D. Ils ont bénéficié d'autorisations provisoires de séjour durant la période de soins. Les intéressés, qui sont en France depuis 2022 n'ont pas vocation à y demeurer, quand bien même M. A occupe un emploi pour subvenir aux besoins de sa famille et que la scolarité de leur fille ainée Mélody se déroule dans de bonnes conditions. Les requérants n'ont aucune attache familiale en France alors qu'ils ont passé l'essentiel de leur vie au Kosovo. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions en litige méconnaissent les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'elles seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation.

13. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant :" dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. " Ces stipulations sont applicables à toute décision affectant de manière suffisamment directe et certaine, la situation d'un enfant mineur.

14. Les requérants soutiennent que les décisions contestées méconnaissent l'intérêt supérieur de leur fille D au regard de son état de santé. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'enfant peut bénéficier au Kosovo des soins adaptés à son état. Par ailleurs, les décisions contestées n'ont pas pour effet de la séparer de ses parents. Enfin, ces stipulations n'entendent pas permettre la scolarisation des enfants exclusivement en France. Par suite, les décisions contestées ne méconnaissent pas les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment, que le moyen tiré de l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité des refus du titre de séjour doit être écarté.

16. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés ci-dessus, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

En ce qui concerne les décisions désignant le pays de destination :

17. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme : " Personne ne peut subir des tortures ou être traité de manière inhumaine ou dégradante. " A ceux de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi:/ 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile; () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "

18. Les requérants font état d'un risque pesant sur leur vie en cas de retour au Kosovo dès lors qu'ils ont dû emprunter de l'argent pour faire soigner leur fille, sans qu'ils aient pu rembourser leur dette. Toutefois, et alors que leur demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 24 mai 2024, les requérants n'établissent pas la réalité des menaces qui pèseraient sur eux. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté comme non fondé.

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par les époux A doivent être rejetées, ainsi que les conclusions à fins d'injonction et celles présentées par son avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991

D E C I D E :

Article 1er :Les requêtes sont rejetées.

Article 2 :Les conclusions de Me Huard tendant à l'application de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 3 :La présente décision sera notifiée à Mme J G épouse A, à M. B A, à Me Huard et à la préfète de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 20 mai 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Sauveplane, président,

- Mme Letellier, première conseillère,

- Mme Aubert, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.

La rapporteure,

C. Letellier

Le président,

M. Sauveplane

La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2409766 et 2409767

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