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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2409847

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409847

mercredi 19 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409847
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOUDAYA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre un arrêté préfectoral du 3 février 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 11 décembre 2024, avait été présentée après l'expiration du délai de recours contentieux de quarante-huit heures prévu à l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes sans instruction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 décembre 2024, M. A... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 3 février 2023 par laquelle la préfète de l’Isère l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour la durée d’un an ;

2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de procéder à l’effacement du système d’information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :



Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

Aux termes du II de l’article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : « L'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai peut, dans les quarante-huit heures suivant sa notification par voie administrative, demander au président du tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision refusant un délai de départ volontaire, de la décision mentionnant le pays de destination et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ou d'interdiction de circulation sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté attaqué du 3 février 2023, qui porte obligation de quitter le territoire sans délai, a été notifié le même jour à M. A... par la voie administrative. La présente requête, enregistrée postérieurement à l’expiration du délai de quarante-huit heures prévu par les dispositions précitées, est manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Grenoble, le 19 novembre 2025.


Le président de la 3ème chambre,





B. Savouré




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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