Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2410390

vendredi 11 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2410390
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantMAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement annulant un refus de renouvellement de certificat de résidence de dix ans pour un ressortissant algérien, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré le titre sollicité. La juridiction a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n°2106844 du 19 mars 2024, le tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du préfet de l'Isère refusant à M. A le renouvellement de son certificat de résidence valable dix ans. Il a en outre enjoint au préfet de l'Isère de délivrer à M. A un certificat de résidence de dix ans dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement.

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 décembre 2024 et le 17 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Zaiem, agissant en qualité d'administrateur provisoire du cabinet de Me Borges De Deus Correia, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans, dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 20 décembre 2024, le président du tribunal administratif de Grenoble a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 2 avril 2025, M. A déclare se désister de ses conclusions à fin d'injonction et maintenir ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que la préfète de l'Isère lui a délivré un certificat de résidence algérien valable du 19 février 2025 au 18 février 2035.

La requête a été communiquée à la préfète de l'Isère, qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Naillon,

- et les observations de Me Cans, substituant Me Zaiem, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire du 2 avril 2025, M. A a informé le tribunal qu'il se désistait de ses conclusions à fin d'exécution. Ce désistement est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 600 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d'exécution.

Article 2 :L'Etat versera à M. A une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 8 avril 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Bedelet, présidente,

Mme Beytout, première conseillère,

Mme Naillon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2025.

La rapporteure,

L. Naillon

La présidente,

A. Bedelet

Le greffier,

P. Muller

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2410390