jeudi 16 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2500152 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MARCEL |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2409922 du 19 décembre 2024, le juge des référés du tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme C pour l'enregistrement de sa demande d'asile dans un délai de 3 jours ouvrés suivant la notification de l'ordonnance.
L'ordonnance a été notifiée le 20 décembre 2024 à la préfète de l'Isère.
Par une requête enregistrée le 7 janvier 2025, Mme C, représentée par Me Marcel, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère d'enregistrer sa demande d'asile dans un délai de 24 heures et de prononcer une astreinte de 250 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1200 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative si le bénéfice de l'aide juridictionnelle n'était pas accordé à la requérante.
Elle soutient que :
- l'inexécution du 19 décembre 2024 constitue un élément nouveau ;
- il y a lieu d'enjoindre à la préfète de l'Isère d'enregistrer sa demande d'asile dans un délai de 24 heures et d'assortir cette injonction d'une astreinte de 250 euros par jour de retard.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Rouyer, greffier d'audience, M. B a lu son rapport et entendu Me Marcel, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Eu égard à l'urgence qui s'attache au jugement de la requête en référé, il y a lieu d'admettre provisoirement la requérante à l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin "
3. Si l'exécution d'une ordonnance prononçant une injonction sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l'existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu'une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure de suspension demeurée sans effet par une injonction et une astreinte destinée à en assurer l'exécution.
4. L'inexécution par la préfète de l'Isère de l'ordonnance du 19 décembre 2024 constitue un élément nouveau au sens et pour l'application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
5. Il y a donc lieu, afin d'assurer l'exécution de l'ordonnance, d'assortir cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard.
ORDONNE :
Article 1er :Mme C est admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Article 2 :L'injonction prononcée par l'ordonnance n° 2409922 du 19 décembre 2024 est assortie d'une astreinte de 100 euros.
Article 3 :L'Etat versera la somme de 500 euros à Me Marcel sur le fondement de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que la requérante soit définitivement admise à l'aide juridictionnelle et que Me Marcel renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle. Sinon, la même somme est mise à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :La présente ordonnance sera notifié à Mme A C, à Me Marcel et au ministre de l'Intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 16 janvier 2025.
Le juge des référés,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026