jeudi 13 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2500761 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL PAMLAW - AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 janvier 2025, Mme B F et M. C G, représentés par Me Verdier-Villet, demandent au juge des référés :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 26 novembre 2024 du maire de Romans-sur-Isère portant non-opposition à la déclaration préalable de la société Free Mobile ;
2°) de condamner la commune de Romans-sur-Isère et la société Free Mobile au versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- le dossier de demande était insuffisant au regard de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- la construction n'est pas au nombre de celles autorisées en zone agricole par l'article A.1.2.1 du plan local d'urbanisme ;
- compte tenu de son aspect, l'article A.2.1.1 aurait dû être opposé au projet.
Par un mémoire enregistré le 12 février 2025, la commune de Romans-sur-Isère conclut au rejet de la requête et à la condamnation des requérants à lui verser une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable faute d'intérêt pour agir ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie eu égard à l'intérêt public s'attachant à la réalisation du projet ;
- aucun des moyens n'est sérieux.
Par un mémoire enregistré le 12 février 2025, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, conclut au rejet de la requête et à la condamnation des requérants à lui verser une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie eu égard à l'intérêt public s'attachant à la réalisation du projet et au caractère aisément démontable de l'installation ;
- aucun des moyens n'est sérieux.
Vu :
- la décision du président du tribunal désignant M. A, magistrat honoraire, comme juge des référés ;
- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2500760 ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 13 février 2025 à 10 heures au cours de laquelle ont été entendus Me Punzano pour les requérants, Mme D pour la commune de Romans-sur-Isère et Me Mirabel pour la société Free Mobile.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de suspension d'exécution :
1. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
2. En l'état de l'instruction et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'intérêt pour agir des requérants, aucun des moyens n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 26 novembre 2024. Dès lors, les conclusions tendant à la suspension de son exécution doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
3. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par les requérants doivent dès lors être rejetées.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de condamner les requérants à verser à la commune de Romans-sur-Isère comme à la société Free Mobile une somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E
Article 1er :La requête de Mme F et de M. G est rejetée.
Article 2 :Mme F et M. G verseront à la commune de Romans-sur-Isère une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Mme F et M. G verseront à la société Free Mobile une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme B F, à M. C G, à la commune de Romans-sur-Isère et à la société Free Mobile.
Fait à Grenoble, le 13 février 2025.
Le juge des référés,
C. A
Le greffier,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2500761
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026