Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501164

jeudi 26 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501164
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCORNILLE-FOUCHET SOCIETE D'AVOCATS INTER BARREAUX

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 12 août 2024 par le maire de Dieulefit pour une maison individuelle. En cours d’instance, le maire a retiré ce permis le 6 mars 2025 à la demande de la bénéficiaire. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation ont perdu leur objet et prononce un non-lieu à statuer. Les demandes de frais de justice présentées par les requérants et par la bénéficiaire du permis sont rejetées. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 janvier 2025, M. K B, M. H C, M. O F, M. N G, Mme D E épouse A et Mme I E épouse J, représentés par la SELARL cabinet Grégory Delhomme, demandent au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir :

- la décision par laquelle le maire de Dieulefit a implicitement refusé de retirer le permis accordé à Mme M le 12 août 2024 pour la construction d'une maison individuelle ;

- le permis de construire accordé à Mme M le 12 août 2024 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Dieulefit et de Mme M la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme M, représentée par la SELARL inter-barreaux Amplitude avocat.e.s, a présenté un mémoire, enregistré le 26 mars 2025, par lequel elle conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête et demande une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Dieulefit, représentée par la SALARL Fayol avocats, a présenté un mémoire, enregistré le 11 juin 2025, par lequel elle conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le président de la juridiction a donné compétence à Mme Permingeat, premier conseiller, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Par arrêté du 6 mars 2025, le maire de Dieulefit a retiré, à la demande de Mme M, l'arrêté du 12 août 2024 lui accordant un permis pour la construction d'une maison individuelle. Par suite et dans les circonstances de l'espèce, les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par les requérants ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par les requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Il en va de même des conclusions présentées par Mme M sur le même fondement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par M. B, M. C, M. F, M. G, Mme E épouse A et Mme E épouse J.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la M. K B au titre des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à Mme L M et à la commune de Dieulefit.

Fait à Grenoble, le 26 juin 2025

Le magistrat désigné,

F. Permingeat

La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2501164