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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2501591

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501591

mardi 24 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501591
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantPITCHER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une prime de transition énergétique par l'Agence nationale de l'habitat. Le tribunal constate qu'une décision postérieure de l'agence, agréant le recours administratif et accordant la prime, a retiré la décision attaquée. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et rejette la demande de condamnation aux dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 février 2025, la société par actions simplifiée (SAS) Drapo et M. A... D..., représentés par Me Pitcher, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite rejetant le recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de retrait du 21 novembre 2023 ;

2°) à titre principal d’enjoindre à l’Agence nationale de l'habitat de verser à M. D... la somme de 2 829 euros au titre de la prime de transition énergétique sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire d’enjoindre à l’Agence nationale de l'habitat de verser à la société Drapo la somme de 2 829 euros au titre de la prime de transition énergétique sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Agence nationale de l'habitat la somme de 1 500 euros en application de l’article L.761-1 du code de justice administrative

Ils soutiennent que :
- l’Agence nationale de l'habitat ne pouvait pas retirer la subvention au-delà du délai de 4 mois sauf à méconnaitre l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la motivation est insuffisante ;
- la violation de la loi : rupture d’égalité devant la loi ;
- la décision est entachée d’un détournement de pouvoir ;
- la décision est entachée d’une erreur de droit ;
- la décision est entachée d’une erreur de fait.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 février 2026, l'Agence nationale de l'habitat conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient que le recours administratif préalable obligatoire formé par M. D... a été réexaminé dans un sens favorable et le recours administratif préalable obligatoire a été agréé par une décision du 10 février 2026 et un dossier de régularisation MPR-2026-1058 a été créé ; en application de l’article L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration, la décision prise à la suite d’un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale et une prime d’un montant de 2 829 lui a été accordée par une notification rectificative d’octroi du 25 février 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Sauveplane,
- les conclusions de Mme Aubert, rapporteure publique,


Considérant ce qui suit :

Par une décision du 10 février 2026 postérieure à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat a agréé le recours administratif préalable de M. D... et un dossier de régularisation MPR-2026-1058 a été créé. Une prime d’un montant de 2829 euros lui a été accordée par notification rectificative d’octroi en date du 25 février 2026. Cette décision a nécessairement eu pour effet de retirer la décision implicite attaquée. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation de la requête.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er :
Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation de la requête.

Article 2 :
Les conclusions des requérants tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 :
Le présent jugement sera notifié à la SAS Drapo en application des dispositions de l’article R. 751-3 du code de justice administrative et à l'Agence nationale de l'habitat.





Délibéré après l'audience du 17 mars 2026, à laquelle siégeaient :
M. Sauveplane, président,
M. C..., premier-conseiller,
Mme B..., première-conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2026.


Le président-rapporteur,

M. Sauveplane

L’assesseur le plus ancien,

S. C...


La greffière,





C. Jasserand


La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui les concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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