LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2501815

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501815

lundi 5 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501815
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDJEFFAL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l’ASL « Les Terrasses de la Brua » contre une décision tacite de non-opposition à un permis de construire délivré par le maire de Villard-de-Lans. Le juge a constaté que les statuts de l’association ne lui donnaient pas pour objet la défense des intérêts collectifs de ses membres et que le projet litigieux n'affectait pas les parties communes du lotissement. La simple proximité des constructions ou l'augmentation des flux de circulation n'ont pas été jugées suffisantes pour lui conférer un intérêt à agir. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 17 février 2025, le 24 mars 2025, le 11 juillet 2025 et le 15 octobre 2025 (ce dernier non communiqué), l’association syndicat libre (ASL) « Les Terrasses de la Brua », demande au tribunal d’annuler la décision tacite du 2 septembre 2024 par laquelle le maire de la commune de Villard-de-Lans ne s’est pas opposé au permis de construire sollicité par la SAS Pra Paris, ensemble le rejet de son recours gracieux.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 21 juin et 15 septembre 2025, M. A... représenté par Me Laborie, conclut dans le dernier état de ses écritures à l’irrecevabilité de la requête et à ce que le requérant lui verse la somme de 4 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2025, la commune de Villard-de-Lans représentée par Me Djeffal, conclut à l’irrecevabilité de la requête et, à ce que le requérant lui verse la somme de 3 500 euros au titre des frais d’instance.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance de rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens.

2. Il ressort des pièces du dossier et notamment des statuts produits à l’instance, que l’ASL « Les Terrasses de la Brua » est une association syndicale libre régie par les dispositions spécifiques de l’ordonnance n°2004-632 du 1er juillet 2004, et qu’elle a pour objet : « la prise en charge des biens communs à tous les propriétaires du susdit lotissement. Elle gère, entretient, améliore la voirie, l’aire de retournement, le cheminement piétonnier et les équipements (...) la création de tous éléments d’équipements nouveaux, leur prise en charge (...) la gestion, le fonctionnement, l’entretien, la réparation, la reconstruction, le remplacement, s’il y a lieu, l’amélioration des équipements qui, bien que situés sur une parcelle dont elle n’est pas propriétaire, sont à l’usage commun de tous ses membres ou de plusieurs d’entre eux (...) la conservation, l’amélioration, la surveillance générale du lotissement et la mise en œuvre des servitudes et charges afférentes à chaque parcelle. (...)la conclusion de tous contrats ou abonnements destinés au fonctionnement ou à l’entretien des biens et équipements communs, et la conclusion de tous contrats d’assurance responsabilité civile ou autres les concernant ; (...) la répartition des dépenses de gestion et d’entretien entre les membres de l’association et leur recouvrement ;(...) la réalisation de toutes opérations financières, mobilières et immobilières concourant aux objets ci-dessus définis, (...) et plus généralement d’agir en justice, d’acquérir, de vendre, d’échanger, de transiger, d’emprunter et d’hypothéquer sous réserve de l’accomplissement des formalités de publicité. ».

3. Aucune stipulation de ces statuts ne lui donne pour objet de défendre les intérêts collectifs de ses membres. Il ne ressort pas du dossier de permis de construire un immeuble de douze logements et la rénovation d’une bâtisse existante en cinq appartements en litige que sa mise en œuvre affectera les parties communes du lotissement. La seule proximité des constructions autorisées avec le périmètre du lotissement, et l’augmentation possible des flux de circulation dans le quartier ne sont pas dans ces conditions de nature à conférer un intérêt à agir à l’association. Par suite, ainsi que le soutiennent M. A... et la commune de Villard de Lans, l’ASL « Les Terrasses de la Brua » étant dépourvue d’intérêt à agir contre le permis de construire litigieux sa requête est manifestement irrecevable. Il y a lieu dès lors de la rejeter en application des dispositions précitées de l’article R.222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er :
La requête de l’ASL « Les Terrasses de la Brua » est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à l’association syndicale libre « Les Terrasses de la Brua », à la commune de Villard-de-Lans et à la SAS Pra Paris.



Fait à Grenoble le 5 janvier 2026.

Le président de la 1ère chambre,
P. Thierry



La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions