LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2502005

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502005

mardi 24 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502005
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantPITCHER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Helio Finance Réunion et de Mme C... visant à annuler le retrait d'une prime de transition énergétique et à en obtenir le paiement. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir opposée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), estimant que la société n'était pas habilitée à agir au nom de Mme C... et n'avait pas prouvé sa subrogation dans ses droits. Il a en outre prononcé une amende contre les requérants au titre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative pour requête abusive.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 février 2025, la société par actions simplifiée (SAS) Helio Finance Réunion et Mme B... C..., représentées par Me Pitcher, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite rejetant le recours administratif préalable obligatoire ;

2°) à titre principal d’enjoindre à l’Agence nationale de l'habitat de verser à Mme C... la somme de 18000 euros au titre de la prime de transition énergétique sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire d’enjoindre à l’Agence nationale de l'habitat de verser à la société Helio Finance Réunion la somme de 18000 euros au titre de la prime de transition énergétique, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Agence nationale de l'habitat la somme de 1 500 euros en application de l’article L.761-1 du code de justice administrative

Elles soutiennent que :
- l’Agence nationale de l'habitat ne pouvait pas retirer la subvention au-delà du délai de 4 mois sauf à méconnaitre l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la motivation est insuffisante ;
- la violation de la loi : rupture d’égalité devant la loi ;
- la décision est entachée d’un détournement de pouvoir ;
- la décision est entachée d’une erreur de droit ;
- la décision est entachée d’une erreur de fait.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2025, l'Agence nationale de l'habitat conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la requête est irrecevable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Sauveplane,
- les conclusions de Mme Aubert, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Mme C... a déposé une demande de subvention au titre de la prime de transition énergétique le 9 décembre 2020 pour des travaux à réaliser sur son logement situé à Le Tulette. Elle a désigné la société Helio Finance Réunion comme mandataire administratif et financier. Par décision du 29 novembre 2023, une prime d’un montant de 18 000 euros a été accordée à Mme C.... Elle a déposé le 25 décembre 2023 une demande de paiement du solde des travaux. Le 29 janvier 2024, Mme C... a informé par voie téléphonique les services de l’Agence nationale de l'habitat de sa volonté d’annuler sa demande de prime de transition énergétique en raison de l’usurpation de son identité par la société Helio Finance Réunion. Cette demande a été réitérée le 30 septembre 2024. L’Agence nationale de l'habitat l’a alors informée le 21 octobre 2024 de son intention de procéder au retrait de la subvention accordée et l’a invitée à présenter ses observations. Mme D... n’ayant pas présenté d’observations, le retrait de cette prime a été prononcé par une décision du 14 novembre 2024.

Par courrier du 3 décembre 2024, dont l’Agence nationale de l'habitat a accusé réception le 24 décembre 2024, la société Helio Finance Réunion, se prévalant d’un mandat de Mme D..., a présenté un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision. L’Agence nationale de l'habitat a alors invité Mme D... à confirmer le mandat prétendument détenu par la société Helio Finance Réunion. Par un courriel de réponse en date du 11 février 2025, Mme D... a informé les services de l’Agence nationale de l'habitat qu’elle n’avait pas consenti à la démarche effectuée par la société Helio Finance Réunion, Mme C... ayant par ailleurs déposé en son nom propre une nouvelle demande de prime de transition énergétique le 20 novembre 2024, enregistrée sous le numéro MPR-2024-474040.

Sur la fin de non-recevoir opposée par l’Agence nationale de l'habitat :

D’une part, il ressort des mentions du mandat signé le 22 décembre 2023 entre la société Helio Finance Réunion et Mme C... que ce mandat habilite la société à constituer et déposer en ligne le dossier de demande de prime de transition énergétique et de demande de paiement, ainsi que pour la réception et le traitement de toute correspondance avec l’Agence nationale de l'habitat. En revanche, ce mandat n’habilite pas à ester en justice au nom et pour le compte de Mme D.... De surcroit, il ressort des pièces du dossier que cette dernière a informé l’Agence nationale de l'habitat, à de nombreuses reprises, qu’elle n’avait pas donné mandat à la société Helio Finance Réunion.

D’autre part, si la société Helio Finance Réunion se prévaut, pour agir en justice, de sa qualité de subrogée dans les droits de Mme C..., elle se borne à de simples allégations et n’apporte pas la preuve d’un paiement quelconque à Mme C... qui aurait pour effet de la rendre créancière de l’Agence nationale de l'habitat.

Enfin, eu égard aux circonstances particulières de l’espèce, la requête ne peut être regardée comme présentée au nom de Mme C..., qui a affirmé à plusieurs reprises à l’Agence nationale de l'habitat ne pas avoir demandé une subvention au titre de la prime de transition énergétique par l’intermédiaire de la société Helio Finance Réunion.

Il résulte de ce qui précède que la fin de non-recevoir opposée par l’Agence nationale de l'habitat doit être accueillie. Par suite, la requête doit être rejetée.

Sur l’application de l’article R. 741-12 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article R. 741-12 du code de justice administrative : « Le juge peut infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ». La requête revêtant en l’espèce un caractère abusif, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner la société Helio Finance Réunion à payer une amende de 1 500 euros en application de ces dispositions.


D E C I D E :


Article 1er :
La requête est rejetée.

Article 2 :
La société Helio Finance Réunion est condamnée à payer une amende de 1500 euros en application de l’article R. 741-12 du code de justice administrative.

Article 3 :
Le présent jugement sera notifié à la société Helio Finance Réunion en application des dispositions de l’article R. 751-3 du code de justice administrative et à l'Agence nationale de l'habitat et au directeur départemental des finances publiques de l’Isère.


Délibéré après l'audience du 17 mars 2026, à laquelle siégeaient :
M. Sauveplane, président,
M. Hamdouch, premier-conseiller,
Mme Naillon, première-conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2026.





Le président-rapporteur,

M. Sauveplane

L’assesseur le plus ancien,

S. Hamdouch


La greffière,




C. Jasserand


La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui les concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions