mercredi 3 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2502231 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DERRIENNIC & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 février 2025, la SAS Compagnie des publications et médias Rhône-Alpes, la SAS Tout Lyon, la SAS Place Gre'net et la SARL Société d'édition de la terre dauphinoise, représentées par la SELARL CDMF Avocats Conseil, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté de la préfète de l'Isère n°38-2024-12-31-00003 du 30 décembre 2024 établissant la liste des journaux et organes de presse en ligne habilités à publier les annonces judiciaires et légales dans le département de l'Isère au titre de l'année 2025, en ce qu'il a habilité " lyoncapitale.fr " 51 avenue Foch 69006 Lyon, " bfmtv.com " 2 rue du général Alain de Boissieu 75015 Paris, " actu.fr " 261 rue de Châteaugiron 35051 Rennes et " 20Minutes.fr " 159 rue Anatole France CS50216 92309 Levallois Perret ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de prendre un nouvel arrêté ne mentionnant pas les organes de presse en ligne mis en cause ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 8 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 28 avril 2025 et 16 mai 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2025, la SAS Publihebdos, représentée par Me Andia, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des sociétés requérantes la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2025, la SAS 20 Minutes France, représentée par la SCP Derriennic et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des sociétés requérantes la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2025, la société Nextinteractive, représentée par la SCP Piwnica et Molinié, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des sociétés requérantes la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un acte enregistré le 30 juillet 2025, les sociétés requérantes informent le tribunal qu'elles se désistent de leur requête.
Par un acte enregistré le 18 août 2025, la SAS Publihebdos informe le tribunal qu'elle accepte le désistement des sociétés requérantes.
Par un acte enregistré le 19 août 2025, la SAS 20 Minutes France informe le tribunal qu'elle prend acte du désistement des sociétés requérantes mais maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un acte enregistré le 30 juillet 2025, la SAS Compagnie des publications et médias Rhône-Alpes, la SAS Tout Lyon, la SAS Place Gre'net et la SARL Société d'édition de la terre dauphinoise ont informé le tribunal qu'elles se désistaient de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.
3. L'acceptation sans condition du désistement des sociétés requérantes par la société Publihebdos équivaut à un désistement de ses propres conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des sociétés requérantes les sommes demandées par la société 20 Minutes France et la société Nextinteractive en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la SAS Compagnie des publications et médias Rhône-Alpes, la SAS Tout Lyon, la SAS Place Gre'net et la SARL Société d'édition de la terre dauphinoise.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de la SAS Publihebdos de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la SAS 20 Minutes France et la SAS Nextinteractive en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Compagnie des publications et médias Rhône-Alpes, représentante unique en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la ministre de la culture, à la SAS Publihebdos, à la SAS 20 Minutes France, à la SAS NextInteractive et la SAS Lyon Capital
Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 3 septembre 2025.
Le président,
V. L'HÔTE
La République mande et ordonne à la ministre de la culture en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026