Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2503006

mercredi 30 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2503006
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHUARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance de référé (n°2406589) qui avait suspendu un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un titre provisoire à M. A. La préfète a finalement adopté un nouvel arrêté le 3 avril 2025, refusant le titre de séjour et assortissant ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge des référés a constaté que la demande d'exécution avait perdu son objet, l'administration ayant procédé au réexamen de la situation, et a prononcé un non-lieu à statuer. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'exécution des décisions de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2406589 du 19 septembre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative a d'une part, suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour et d'autre part, a enjoint de délivrer, à titre provisoire, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance et, dans l'attente, de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance.

Par un mémoire enregistré le 9 octobre 2024 le requérant, représenté par Me Huard, a demandé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution de cette ordonnance.

Par une ordonnance en date du 18 mars 2025, le président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

Un mémoire en défense présenté par la préfète de l'Isère a été enregistré le 3 avril, la préfète concluant au rejet de la requête.

Elle fait valoir que l'ordonnance a été exécutée et qu'elle a pris une décision de refus de titre de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 3 avril 2025 au cours de laquelle le rapport de Mme B a été entendu, en l'absence des parties.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. La préfète a procédé au réexamen de la situation de M. A et a adopté le 3 avril 2025 un arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français laquelle fixe le pays de destination. La demande d'exécution a ainsi perdu son objet, étant précisé que l'arrêté du 3 avril 2025 a été contesté par le requérant et est audiencé le 26 juin 2025. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par M. A.

O R D O N N E :

Article 1er :Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par M. A.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A, à Me Huard et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2025.

Le juge des référés,

J. B

Le greffier,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2503006