jeudi 5 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2503087 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ALBERTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 mars 2025 et un mémoire enregistré le 25 avril 2025, M. C B, représenté par Me Albertin, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 27 février 2025 du préfet de la Drôme portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois et fixant le pays de destination ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination est entachée :
o d'incompétence du signataire de l'acte ;
o d'une méconnaissance du droit d'être entendu prévu à l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
o d'une méconnaissance des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
o d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
o doit être annulé par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français
o est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de six mois :
o doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire ;
o est entachée d'une insuffisance de motivation ;
o est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2025, le préfet de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il sollicite une substitution de base légale en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français, pour substituer le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par le 2° ou le 4° de l'article L. 611-1 du même code ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 25 avril 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 9 mai 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Thierry, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né en 2002, ressortissant de nationalité algérienne, expose être entré en France le 12 avril 2023, muni d'un visa court séjour, dont la validité a pris fin le 11 juillet 2023. A la suite d'un contrôle d'identité dont M. B a fait l'objet, le préfet de la Drôme constatant que celui-ci bénéficiait plus du droit au maintien sur le territoire français, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois par un arrêté du 27 février 2025. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application de ces dispositions, l'admission provisoire de M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les décisions d'obligation de quitter le territoire sans délai et fixant le pays de destination :
3. M. A, signataire de l'arrêté attaqué, a reçu délégation du préfet de la Drôme par un arrêté du 14 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, à l'effet de signer notamment les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et portant fixation du pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la demande de substitution de base légale :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; /2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; ()/ 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. () ".
5. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de la Drôme a entendu fonder l'obligation de quitter le territoire français dont M. B fait l'objet sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que l'intéressé ne justifiait pas être entré régulièrement sur le territoire français et s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Il ressort néanmoins des pièces du dossier que M. B est entré régulièrement en France muni d'un visa de court séjour d'une durée de validité de 90 jours.
6. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
7. Bien qu'entré régulièrement sur le territoire français M. B s'y est maintenu irrégulièrement après l'expiration de son visa sans présenter de demande de titre de séjour. Le préfet de la Drôme, est ainsi fondé à demander que sa décision obligeant M. B soit fondée sur les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Une telle substitution de base légale ne prive M. B d'aucune garantie.
En ce qui concerne le droit d'être entendu :
8. En premier lieu, lorsqu'il oblige un ressortissant étranger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient au préfet de respecter les principes généraux du droit de l'Union européenne dont celui du droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
9. Ce droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision défavorable prise à l'issue de cette procédure que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
10. Il ressort du procès-verbal de l'audition dont a fait l'objet M. B à la suite du contrôle d'identité susmentionné, qu'il n'a pas été formellement informé que le préfet de la Drôme était susceptible de décider de l'obliger à quitter le territoire français. Il a néanmoins été mis à même de présenter des informations sur sa situation personnelle, professionnelle, et familiale en France. En se bornant à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu, sans autre précision, M. B ne fait pas valoir qu'il disposait d'autres informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait communiqué à l'administration si il avait été informé qu'il était susceptible de faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, et qui, si elles avaient été communiquées à l'administration, auraient été de nature à influer sur le sens et le contenu de cette mesure. Il n'est, par suite, pas fondé à soutenir que le droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne a été méconnu par le préfet de la Drôme.
En ce qui concerne les autres moyens :
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Bien qu'il occupe un emploi salarié sous contrat de travail à durée indéterminée en qualité de coiffeur depuis le 1er février 2024 auprès la société S.A.S Majestic, la durée de séjour de M. B en France de deux ans à la date de la décision attaquée où il est arrivé adulte, à l'âge de 21 ans est courte. Il est célibataire et sans enfant et ne fait pas état d'une intégration sociale, familiale ou amicale particulière. Dans ces circonstances, il n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Dans ces mêmes circonstances, il n'est pas non plus fondé à soutenir que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur le refus de délai de départ volontaire :
14. Il résulte de ce qui précède, qu'aucun des moyens soulevés par M. B contre la décision d'obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Dès lors, il n'est pas davantage fondé à soutenir que la décision refusant le délai de départ volontaire doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
15. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".
16. M. B, entré irrégulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et s'y maintient sans titre. Il entre, dans ces conditions, dans la catégorie des étrangers visés par le 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet de la Drôme n'a ainsi pas méconnu les dispositions précitées.
17. Il ne ressort d'aucun élément de la situation de M. B, que des circonstances particulières justifient que ce dernier bénéficie d'un délai de départ. En application des dispositions précitées le préfet de la Drôme était ainsi fondé, contrairement à ce qui est soutenu, à refuser un délai de départ volontaire à M. B sans commettre d'erreur d'appréciation.
Sur la décision interdisant le retour sur le territoire français d'une durée de six mois :
18. Il résulte de ce qui précède, qu'aucun des moyens soulevés par M. B contre la décision refusant le délai de départ volontaire n'est fondé. Dès lors, il n'est pas davantage fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision refusant le délai de départ volontaire ;
19. Il résulte des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision l'obligeant à quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y font obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
20. Aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à M. B pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet le 27 février 2025 et il ne fait valoir aucune autre circonstance que celles mentionnées précédemment à l'appui de sa demande d'annulation du refus de titre de séjour. Aucune de celles-ci ne constitue une circonstance humanitaire au sens des dispositions précitées. M. B n'est ainsi pas fondé à soutenir que la décision litigieuse est entachée d'une insuffisance de motivation.
21. Dans ces mêmes circonstances, il n'est pas non plus fondé à soutenir que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et sur l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
23. Les conclusions à fin d'annulation de M. B devant être rejetées, il s'ensuit que doivent l'être également, ses conclusions à fin d'injonction, puisque la présente décision n'appelle ainsi aucune mesure d'exécution.
24. Aux termes de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 : " Les auxiliaires de justice rémunérés selon un tarif peuvent renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et poursuivre contre la partie condamnée aux dépens et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle le recouvrement des émoluments auxquels ils peuvent prétendre. / Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat pouvant être rétribué, totalement ou partiellement, au titre de l'aide juridictionnelle, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'Etat majorée de 50 %, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. () ".
25. M. B bénéficiant de l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir de ces dispositions. Toutefois celles-ci font obstacle à ce que le tribunal fasse bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie d'une somme au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Ces conclusions doivent par suite être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. C B, au préfet de la Drôme et à Me Albertin.
Délibéré après l'audience du 22 mai 2025 à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
Mme Beytout, première conseillère,
Mme Galtier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.
Le président,
P. ThierryL'assesseure la plus ancienne,
E. Beytout
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 25030872
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026