mercredi 23 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2503238 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | JOSSEAUME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 mars 2025, M. C B A, représenté par Me Josseaume, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer son permis de conduire sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) d'enjoindre à l'administration d'examiner la situation de sa demande sous quinze jours suivant la notification de la décision à venir ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer une autorisation de conduire temporaire lui permettant de circuler avec des droits de conduire ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ; il a besoin de son permis de conduire pour l'exercice de ses activités de mandataire sociale d'une société de communication et de marketing digital ;
- il a formulé une demande d'échange le 26 novembre 2024 ;
- aucune suite n'a été donnée à sa demande.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2025, l'Agence nationale des titres sécurisés conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'elle est incompétente en matière de délivrance des permis de conduire ; les demandes sont instruites par les centres d'expertise et de ressources titres (CERT).
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2025, le préfet de la Loire-Atlantique (CERT) conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction de M. B A et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- le délai d'instruction incombe uniquement à M. B A qui a commis une infraction le 27 octobre 2024 ayant entraîné une mesure d'interdiction de conduire en France jusqu'au 27 février 2025 ;
- la procédure d'instruction a repris à la fin de l'interdiction et l'original du permis suisse lui a été adressé par le préfet de la Saône et Loire ;
- ce titre doit encore être authentifié.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Il résulte de l'instruction que le délai d'instruction de sa demande d'échange d'un permis de conduire suisse contre un permis français incombe uniquement à M. B A qui a commis une infraction le 27 octobre 2024 ayant entraîné une mesure d'interdiction de conduire en France jusqu'au 27 février 2025. La procédure d'instruction a repris à la fin de l'interdiction et l'original du permis suisse a été adressé au préfet de la Loire-Atlantique (CERT) par le préfet de la Saône et Loire et ce titre doit encore être authentifié avant qu'il soit procédé à l'échange sollicité. Il suit de là que la condition d'urgence mentionnée à l'article L. 521-3 précité du code de justice administrative n'est pas remplie.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle aux conclusions de M. B A dirigées contre l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A, au ministre de l'intérieur et à l'Agence nationale des titres sécurisés.
Copie en sera adressée à la préfète de la Haute-Savoie et au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Grenoble, le 23 avril 2025.
Le juge des référés,
J.P. WYSS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026