lundi 30 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2503589 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | GERIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er avril 2025, Mme E C, représentée par Me Gerin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 août 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a désigné le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", et à défaut de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 160 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la requête est recevable ;
S'agissant de l'arrêté pris dans son ensemble :
- il est entaché de l'incompétence de son signataire ;
- il est insuffisamment motivé ;
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
-elle méconnait l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle méconnait l'article L. 613-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale à raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale à raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'un défaut de base légale à raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 mai 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 février 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Coutarel, première conseillère ;
- et les observations de Me Gerin, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante du Kosovo née en 1988, déclare être entrée en France le 13 février 2020. Le 7 juillet 2021, elle a présenté une demande d'asile ayant été définitivement rejetée le 2 mai 2022. Le 7 février 2022, elle a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours qu'elle n'a pas exécutée. Le 21 avril 2023, Mme C a présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 26 août 2024, dont elle demande l'annulation, le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a désigné le pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
2. L'arrêté en litige a été signé par Mme B A, directrice de la citoyenneté, de l'immigration et de l'intégration de la préfecture, qui disposait à cet effet d'une délégation, en vertu d'un arrêté de délégation du 15 avril 2024, régulièrement publié le jour même au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. L'arrêté attaqué mentionne les éléments de fait propres à la situation de Mme C et les considérations de droit sur lesquels il se fonde. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des exigences de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
6. Mme C soutient qu'elle réside sur le territoire français depuis 2020 et qu'elle y a établi l'ensemble de ses attaches familiales, personnelles et professionnelles. Toutefois, sa durée de présence n'est due qu'à son maintien irrégulier sur le territoire en dépit de la mesure d'éloignement dont elle a fait l'objet le 7 février 2022 suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Mme C ne justifie d'aucune intégration professionnelle ou sociale particulière. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale de la requérante ne pourrait pas se reconstituer au Kosovo, dont tous les membres ont la nationalité. Si elle se prévaut de la scolarité de ses enfants en France depuis 2020, elle n'établit pas, par la seule attestation qu'elle produit, qu'ils ne seraient pas en mesure d'être scolarisés au Kosovo. De même, elle n'établit pas que son fils, né en 2021, ne pourrait pas bénéficier d'un suivi orthophonique dans ce pays. Dès lors, en refusant de l'admettre au séjour, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale. La décision contestée ne méconnait donc ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, les moyens ne peuvent qu'être écartés.
7. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
8. Les circonstances personnelles de la requérantes, rappelées au point 6, ne constituent pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnelles au sens et pour l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet de l'Isère a pu, sans erreur de droit, refuser d'admettre au séjour Mme C sur ce fondement. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. Aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. " Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. Ainsi qu'il a été dit, il n'est pas établi que l'absence d'admission au séjour de la requérante aurait pour effet d'interrompre la scolarité de ses enfants et le suivi orthophonique de l'un d'eux. Par ailleurs, la décision contestée n'a pas pour effet de séparer Mme C de ses enfants. Par suite, la décision contestée ne méconnait pas les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
11. La décision portant refus de titre de séjour n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale par la voie de l'exception d'illégalité.
12. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
13. Lorsqu'il demande l'asile, l'étranger peut fournir à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou à la préfète tous motifs, précisions et justifications utiles, peut ensuite compléter sa demande et ne saurait ignorer qu'il peut être éloigné en cas de refus. Le droit d'être entendu, principe repris par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était ainsi déjà satisfait avant un refus de l'asile et n'impliquait pas de mettre l'intéressé à même de présenter des observations spécifiques sur son éloignement. Mme C ne fait en outre état, dans la procédure, d'aucune information susceptible d'influer sur le sens de la décision contestée qu'elle aurait souhaité faire valoir. Le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à être entendue notamment énoncé par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et affirmé par un principe général du droit de l'Union européenne doit donc être écarté.
14. Aux termes de l'article L. 613-4 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une décision portant obligation de quitter le territoire français est également informé qu'il peut recevoir communication des principaux éléments, traduits dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, des décisions qui lui sont notifiées en application des chapitres I et II. ".
15. Les conditions de notification d'un acte administratif, parce que postérieures à son édiction et étrangères à ses motifs et dispositifs, n'affectent pas sa légalité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance, par l'administration préfectorale, de l'article L. 613-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté comme inopérant.
16. Dans les circonstances exposées aux points 6 et 10, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne méconnaît ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'interdiction de retour pour une durée d'un an :
17. Aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".
18. L'interdiction de retour sur le territoire français en litige vise les textes dont elle fait application, en particulier l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et énonce les considérations de fait sur lesquelles elle se fonde, notamment la date d'entrée en France de la requérante, la nature de ses liens avec la France, son comportement et l'absence de circonstance humanitaire. Elle est suffisamment motivée au regard des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
19. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, Mme C ne peut exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français pris à son encontre.
20. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, la décision contestée ne méconnaît ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
21. Enfin, si Mme C soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait en ce qu'elle démontre la réalité des liens personnels et familiaux qu'elle a tissé en France depuis ses cinq années de présence, un tel moyen relève de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commis le préfet. Or, ainsi qu'il a été exposé au point précédent, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le pays de destination :
22. Ainsi qu'il a été dit précédemment, Mme C ne peut exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
23. Aux termes de de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
24. La requérante soutient qu'elle risque de subir de mauvais traitements en cas de retour au Kosovo et devoir vivre dans la rue. Toutefois les pièces produites par la requérante, dont la situation au regard du droit d'asile a d'ailleurs fait l'objet d'un examen par l'Office français pour la protection des réfugiés et apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile, ne permettent de tenir pour établis ni une menace directe et personnelle sur sa vie ou sa liberté en cas de retour dans ce pays ni le risque qu'elle y soit exposée à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
25. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
26. L'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions présentées par Mme C tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
D E C I D E :
Article 1er :
La requête de Mme C est rejetée. Article 2 :
Le présent jugement sera notifié à Mme E C, à Me Gerin et à la préfète de l'Isère. Délibéré après l'audience du 19 juin 2025, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Coutarel, première conseillère,
M. Derollepot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2025.
La rapporteure,
A. Coutarel
Le président,
T. Pfauwadel
Le greffier,
M. D
La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026