Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2503704
mardi 24 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2503704 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | MARGAT |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 avril 2025, Mme A, représentée par Me Margat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 janvier 2025 par lequel la préfète de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle serait éloignée et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre à la préfète de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de six mois, l'autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à la préfète de supprimer le signalement de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, une somme de 1 200 euros à verser à son conseil.
Mme A soutient que l'obligation de quitter le territoire français :
- est insuffisamment motivée, est entachée de défaut d'examen et d'erreur de fait ;
- méconnaît les articles L. 424-1, R.424-1 et L.424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
La décision fixant le pays de destination :
- doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- doit être annulée par voie de conséquence ;
- est entachée de faut de motivation, d'examen et d'erreur de fait ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.
La préfète fait valoir que l'arrêté attaqué a été retiré par un arrêté du 14 mai 2025.
Par un mémoire enregistré le 26 mai 2025, Mme A déclare se désister mais maintient sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 juin 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Fourcade a été entendu au cours de l'audience publique, en l'absence des parties.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 26 mai 2025, Mme A déclare se désister de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrête du 28 janvier 2025. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce, d'accorder à Me Margat, la somme que celle-ci réclame au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la préfète de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 27 mai 2025, à laquelle siégeaient
M. Vial-Pailler, président,
Mme Fourcade, première conseillère,
Mme Pollet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.
La rapporteure,
F. FOURCADE
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.