mercredi 28 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2505030 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL BS2A (BESCOU & SABATIER) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 avril 2025, M. B a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône lui a refusé la délivrance d'un premier titre de séjour.
Par une ordonnance du 12 mai 2025, le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Lyon a transmis la requête de M. B au tribunal administratif de Grenoble en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-6 du code de justice administrative : " Lorsque le président de la cour administrative d'appel ou du tribunal administratif, auquel un dossier a été transmis en application du premier alinéa ou de la seconde phrase du second alinéa de l'article R. 351-3, estime que cette juridiction n'est pas compétente, il transmet le dossier, dans le délai de trois mois suivant la réception de celui-ci, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente. "
2. Aux termes de l'article R. 312-8 du même code : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions () ".
3. Aux termes de l'article R. 342-1 du code de justice administrative : " Le tribunal administratif saisi d'une demande relevant de sa compétence territoriale est également compétent pour connaître d'une demande connexe à la précédente et relevant normalement de la compétence territoriale d'un autre tribunal administratif. "
4. M. B, qui habite dans le département du Rhône, a fait l'objet d'un arrêté n°2025-EA-066 du 3 avril 2025 de la préfète de l'Isère qui l'a obligé à quitter sans délai le territoire français avec interdiction de retour d'une durée de 3 ans et a fixé le pays de destination. Il a également fait l'objet d'une assignation à résidence dans l'Isère. Le tribunal administratif de Grenoble est devenu territorialement compétent pour examiner l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français en raison de cette assignation à résidence. Par un jugement du 25 avril 2025, le magistrat désigné du tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté n°2025-EA-066 du 3 avril 2025 de la préfète de l'Isère. L'assignation à résidence est devenue caduque par voie de conséquence.
5. Par une requête enregistrée le 5 avril 2025, M. B a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône lui a refusé la délivrance d'un premier titre de séjour. Par une ordonnance du 12 mai 2025, le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Lyon a transmis le dossier de la requête de M. B au tribunal administratif de Grenoble en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
6. Toutefois, à la date de l'ordonnance transmettant au tribunal administratif de Grenoble le dossier de la requête de M. B, le tribunal administratif de Grenoble n'était plus territorialement compétent pour statuer sur la requête de M. B, ni au titre de la connexité ni au titre de l'arrêté d'assignation à résidence de ce dernier en Isère. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions précitées, de transmettre le dossier de la requête de M. B au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat par application de l'article R. 351-6 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :Le dossier de la requête de M. B est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat. Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et à M. A B.
Fait à Grenoble le 28 mai 2025.
Le président du tribunal,
Jean-Paul Wyss
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026