Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2505603

mercredi 11 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2505603
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLLC & ASSOCIES

Résumé IA

Suspension d’un permis de construire délivré par la commune de Tignes pour un bâtiment de 60 logements. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête comme irrecevable. Les requérants n’ont pas produit la copie de la requête en annulation, condition imposée par l’article R. 522-1 du même code. L’ordonnance applique l’article L. 522-3 pour rejeter la demande sans examen de l’urgence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 mai 2025, Mme B et autres, représentés par Me Rocher-Thomas, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel la maire de la commune de Tignes a délivré à la société Financière Mont Blanc un permis de construire un bâtiment collectif de 60 logements

2°) de mettre à la charge de commune de Tignes une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " L'article R. 522-1 du code de justice administrative dispo que : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. "

2. Il résulte de ces dispositions que la requête en référé tendant à la suspension d'une décision administrative n'est recevable qu'à condition d'être accompagnée de la copie de la requête à fin d'annulation de cette même décision. Faute pour les requérants d'avoir produit une copie de la requête en annulation dans l'instance n°2505603, la présente requête est irrecevable et doit être rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B et autres est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B, représentante unique.

Fait à Grenoble, le 11 juin 2025.

Le juge des référés,

J. A

La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.