mardi 9 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2505704 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LE COQ |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance n°2505362 du 26 mai 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a enjoint à la préfète de l'Isère de désigner à M. A ainsi qu'aux membres de sa famille un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de les accueillir dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Par une ordonnance n° 2505704 du 5 juin 2025, le juge des référés du tribunal a liquidé provisoirement l'astreinte à 300 euros pour la période du 29 mai 2025 au 4 juin 2025.
Par une demande enregistrée le 16 juillet 2025 et le 24 juillet 2025, M. B A et Mme D C épouse A, représentés par Me Le Coq, demandent au juge des référés :
1°) d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par l'ordonnance n°2505362 à la somme de 2 400 euros, soit 200 euros par jour de retard à compter du prononcé de la liquidation provisoire de l'astreinte du 5 juin 2025 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros qui sera versée à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils font valoir qu'un hébergement d'urgence ne leur a été proposé que le 17 juin 2025 et qu'il y a lieu de prononcer une majoration de l'astreinte à 200 euros par jour de retard.
Par bordereau de pièces enregistré les 22 et 30 juillet 2025, la préfète de l'Isère a produit différents documents.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu les ordonnances n° 2505362 du 26 mai 2025 et n° 2505704 du 5 juin 2025 ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 29 août 2025 au cours de laquelle ont été entendus :
- le rapport de Mme Bedelet, juge des référés ;
- les observations de Me Le Coq pour les requérants.
La préfète de l'Isère n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
1. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. A provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions tendant à la liquidation définitive de l'astreinte :
2. Aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ".
3. Par ordonnance n°2505362 du 26 mai 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a enjoint à la préfète de l'Isère de désigner à M. A ainsi qu'aux membres de sa famille un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de les accueillir dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Par ordonnance n° 2505704 du 5 juin 2025, le juge des référés du tribunal a liquidé provisoirement l'astreinte journalière au taux de 50 euros pour la période 29 mai 2025 au 4 juin 2025, soit une somme de 300 euros. Il résulte de l'instruction qu'un hébergement d'urgence a été proposé à M. A ainsi qu'aux membres de sa famille le 17 juin 2025. Par suite, il y a lieu de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte au taux de 50 euros comme le prévoit l'ordonnance n°2505362 du 26 mai 2025 et non 200 euros comme le demandent les requérants, pour la période comprise entre le 5 juin 2025 et le 17 juin 2025 (soit 12 jours) pour un montant de 600 euros et de condamner l'État à verser cette somme aux requérants.
Sur les frais de procès :
4. M. A bénéficie de l'aide juridictionnelle provisoire. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros à verser à Me Le Coq sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat et de l'admission définitive de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 600 euros sera versée à M. A.
O R D O N N E :
Article 1er :M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 :L'Etat est condamné à verser une somme de 600 euros à M. A au titre de la liquidation définitive de l'astreinte concernant la période comprise entre le 5 juin 2025 et le 17 juin 2025. L'intégralité du montant de cette somme sera versée au bénéfice de M. et Mme A.
Article 3 :L'Etat versera une somme de 600 euros à Me Le Coq sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat et de l'admission définitive de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 600 euros sera versée à M. A.
Article 4 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et Mme D C A, à Me Le Coq, au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation et à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles.
Copie en sera adressée au ministère public près la Cour des comptes en application de l'article R. 921-7 du code de justice administrative et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 9 septembre 2025.
La juge des référés,
A. Bedelet
La greffière,
J. Bonino
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation et à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026