vendredi 19 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2505744 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BROCAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 juin 2025, la SAS Delyzon, représentée par Me Brocas, demande au tribunal d'annuler la décision de la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes du 24 mars 2025 lui ayant refusé l'autorisation d'exercer la profession de transporteur public routier de marchandises.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des transports ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Par une décision du 24 mars 2025, la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes a refusé de délivrer à la SAS Delyzon l'autorisation d'exercer la profession de transporteur public routier de marchandises au motif que le bulletin n° 2 du casier judiciaire de son représentant légal, M. A, mentionne plusieurs condamnations entachant son honorabilité.
3. Aux termes de l'article R. 3211-24 du code des transports : " Il doit être satisfait à l'exigence d'honorabilité professionnelle par : 1° L'entreprise, personne morale ; / 2° Les personnes physiques suivantes : / () / f) Le président et les dirigeants des sociétés par actions simplifiées () ". Aux termes de l'article R. 3211-25 du même code : " Les personnes physiques mentionnées à l'article R. 3211-24 qui souhaitent créer une activité de transport, diriger une entreprise de transport ou devenir gestionnaire de transport ne satisfont pas à l'exigence d'honorabilité professionnelle lorsqu'elles ont fait l'objet de plusieurs des condamnations mentionnées à l'article R. 3211-27. ". Aux termes de l'article R. 3211-27 de ce code : " Les personnes mentionnées à l'article R. 3211-24 peuvent perdre l'honorabilité professionnelle lorsqu'elles ont fait l'objet : / () / 2° Soit de plusieurs condamnations mentionnées au bulletin n° 2 du casier judiciaire pour l'une des infractions suivantes : / () / e) Infractions mentionnées aux articles () L. 223-5, (), L. 235-1 () du code de la route () ".
4. Si la société requérante fait valoir que les condamnations de son gérant sont anciennes, qu'elles ont fait l'objet d'une demande d'omission du casier judiciaire et que l'intéressé a, depuis sa condamnation en 2021, un comportement stable dans sa vie personnelle et professionnelle, ces moyens sont sans incidence sur la légalité de la décision contestée. Enfin, si la société soutient que les condamnations en cause ne concernent aucune des infractions visées à l'article R. 3211-27 du code des transports, il ressort du relevé de condamnation pénale versé à l'instance que M. A a été condamné pour avoir commis, le 30 septembre 2020, les faits de conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées stupéfiants, prévus et réprimés par l'article L. 235-1 du code de la route, et les faits de conduite d'un véhicule à moteur malgré injonction de restituer le permis de conduire résultant d'un retrait total des points, prévus et réprimés par l'article L. 223-5 du même code. Ainsi, le moyen tiré ce que le représentant légal de la société satisferait à l'exigence d'honorabilité posée par l'article L. 3211-24 du code des transports, est assorti de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien. Il suit de là que la requête de la SAS Delyzon peut être rejetée en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de SAS Delyzon est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Delyzon.
Fait à Grenoble, le 19 septembre 2025.
Le président,
V. L'HÔTE
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026