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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2506076

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2506076

mercredi 12 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2506076
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... dirigée contre un titre exécutoire émis par la commune d'Annecy. Le requérant n'avait pas joint l'acte attaqué à sa requête, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité manifeste, fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 juin 2025, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire n° 2025-PO-00-20250 émis le 14 avril 2025 par la commune d'Annecy ;

2°) de le décharger des sommes mises à sa charge ;

3°) de mettre à la charge de la commune d’Annecy la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ».

Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

M. B... a saisi le tribunal d’une requête dirigée contre un titre exécutoire n° 2025-PO-00-20250 émis le 14 avril 2025. Il n’a toutefois joint à cette requête que des courriers de la commune d’Annecy évoquant cette redevance domaniale et non le titre exécutoire contesté. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée, M. B..., à l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, n’a pas produit l’arrêté attaqué et n’a pas justifié de l’impossibilité de le produire. Par suite, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée à la commune d’Annecy.


Fait à Grenoble, le 12 novembre 2025.


La présidente de la 4ème chambre,





C. RIZZATO

La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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