mercredi 16 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2506955 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BAZIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 juillet 2025, M. A C B, représenté par Me Bazin, demande au juge des référés :
1°) de modifier, en application des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le dispositif de l'ordonnance n°2503848 du 2 juin 2025 par laquelle le juge des référés a enjoint au préfet de l'Isère de se prononcer sur sa demande de titre de séjour dans le délai de deux mois et de lui délivrer dans l'attente un récépissé ou une autorisation provisoire au séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer sans délai un récépissé ou une autorisation provisoire au séjour avec autorisation de travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 juillet 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Vu
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du juge des référés n°2503848 du 2 juin 2025.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Pfauwadel, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. Pfauwadel a lu son rapport au cours de l'audience publique tenue le 11 juillet 2025 en présence de M. Palmer, greffier d'audience, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ".
2. Par une ordonnance du 2 juin 2025, le juge des référés a admis à titre provisoire M. B à l'aide juridictionnelle, suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour et enjoint à la préfète de l'Isère d'une part de se prononcer sur cette demande dans le délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance et d'autre part de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire au séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours.
3. M. B, qui ne s'est pas vu remettre un récépissé ou une autorisation provisoire au séjour avec autorisation de travail dans le délai de huit jours, demande qu'il soit enjoint à la préfète de lui délivrer sans délai un tel document sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Toutefois, la préfète de l'Isère fait valoir en défense qu'elle a invité M. B à se présenter en préfecture le 17 juillet 2025 afin de lui délivrer un document l'autorisant à travailler. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de modifier l'injonction de l'ordonnance du 2 juin 2025.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D B et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 16 juillet 2025.
Le juge des référés,
T. Pfauwadel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026