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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2507107

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507107

lundi 28 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2507107
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCANS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Isère refusant le regroupement familial pour son époux. En cours d’instance, la préfète ayant fait droit à la demande de regroupement, Mme B s’est désistée de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice. L’ordonnance se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2025, Mme A B, représentée par Me Cans, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère portant refus de regroupement familial au bénéfice de son époux ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui accorder, à titre provisoire, le regroupement familial au bénéfice de son époux dans un délai de 48 heures à compter du prononcé de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à défaut, d'enjoindre à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande dans un délai de 15 jours sous les mêmes conditions d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- le préfet de l'Isère a méconnu l'article R. 434-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a entaché sa décision d'un vice de procédure ;

- le préfet de l'Isère a méconnu les stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le préfet de l'Isère a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York du 26 janvier 1990 ;

- le préfet de l'Isère a commis une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré 16 juillet 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.

Elle fait valoir qu'elle a accédé à la demande de regroupement familial de Mme B.

Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2025, Mme B déclare se désister de ses conclusions tendant à la suspension de la décision attaquée et maintenir seulement ses conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Vu :

- la requête en annulation enregistrée le sous le n°2507106.

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Argentin pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 23 juillet 2025 à 9h00 au cours de laquelle a été entendu le rapport de M. Argentin.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () soit par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence qui s'attache au jugement du présent litige, il y a lieu d'admettre Mme B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

2. Mme B déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme B présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er :Mme B est admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 :Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme B aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte.

Article 3 :Les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Cans et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble le 28 juillet 2025.

Le juge des référés,

S. Argentin

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2507107

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