mercredi 6 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2507229 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP FAYOL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 juillet 2025, Mme A C, représentée par Me Gay, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au syndicat intercommunal de fourrière animalière de lui délivrer une attestation-employeur conforme à sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge du syndicat intercommunal de fourrière animalière une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le syndicat intercommunal de fourrière animalière ne lui a pas délivré une attestation employeur régulière et comportant les bonnes informations, cette attestation étant nécessaire à son inscription sur la liste des demandeurs d'emploi.
La requête a été régulièrement communiquée au syndicat intercommunal de Fourrière Animalière qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C est agent titulaire de la fonction publique territoriale au grade d'adjoint technique de 2ème classe au sein du syndicat intercommunal de fourrière animalière de la Drôme depuis 2011. A la suite d'un congé maladie et d'un placement en disponibilité d'office pour raison médicale, elle a été licenciée pour inaptitude par un arrêté de la présidente du syndicat en date du 15 juillet 2024 et à effet du 1er août 2024 qu'elle conteste dans le cadre d'un litige toujours pendant. Le 7 octobre 2024, elle a sollicité la communication de plusieurs pièces afin de lui permettre de s'inscrire en tant que demandeuse d'emploi. Le 19 novembre 2024, le syndicat lui a transmis une attestation employeur erronée. Par courriel du 27 novembre 2024, l'intéressée a sollicité un document rectificatif que le syndicat lui a transmis le 10 décembre 2024. Ce document comportait toujours des informations erronées, ainsi que l'a reconnu l'administration. Mme C a en conséquence demandé une nouvelle attestation par courriel du 23 juin 2025. Par une réponse du 2 juillet 2025, le syndicat intercommunal de Fourrière Animalière a indiqué qu'un nouveau comptable venait de prendre ses fonctions et que le document devrait lui être adressé la semaine suivante au plus tard.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-3 du même code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Il résulte de ces dispositions que le juge des référés, saisi d'une demande sur le fondement de ces dispositions, peut prescrire toutes mesures ayant un caractère provisoire ou conservatoire, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l'urgence, ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
3. En l'espèce, la carence, non contestée, du syndicat intercommunal de fourrière animalière à délivrer à Mme C depuis août 2024 une attestation employeur exacte l'empêche d'effectuer les démarches nécessaires pour bénéficier d'un revenu de remplacement. Le délai qui lui avait été indiqué en dernier pour obtenir cette attestation a été méconnu. Dans ces circonstances, la mesure demandée par Mme C est utile, elle ne s'oppose pas à l'exécution d'une décision et l'urgence est caractérisée. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au syndicat intercommunal de fourrière animalière de délivrer à Mme C une attestation-employeur conforme à sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
4. Enfin, il y a lieu de mettre à la charge du syndicat intercommunal de fourrière animalière, partie perdante, une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint au syndicat intercommunal de fourrière animalière de délivrer à Mme C une attestation-employeur conforme à sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Article 2 : Le syndicat intercommunal de fourrière animalière versera une somme de 1 000 euros à Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au syndicat intercommunal de fourrière animalière sis à Pierrelatte.
Fait à Grenoble, le 6 août 2025.
Le juge des référés,
A. B
La République mande et ordonne au préfet de Drôme en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026