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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2507249

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507249

lundi 3 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2507249
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL RETEX AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Paul-lès-Romans. Le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, les documents exigés par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme pour justifier de la régularité de son occupation ou détention du bien. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2025, M. A... B... demande au tribunal d'annuler l'arrêté PC n° 026 323 24 00009 du 15 mai 2025 par lequel le maire de la commune de Saint-Paul-les- Romans a accordé un permis de construire de 20 logements à la société Drôme Aménagement Habitat.


Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de l’urbanisme ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…).

2. Aux termes de l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme : « Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. (...) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».

3. Aux termes de l’article R.611-8-6 du code de justice administrative : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. Lorsque le juge est tenu, en application d'une disposition législative ou réglementaire, de statuer dans un délai inférieur ou égal à un mois, la communication ou la notification est réputée reçue dès sa mise à disposition dans l'application ou le téléservice. »

4. En dépit de la demande de régularisation qui a été adressée à M. B..., et dont ce dernier est réputé avoir pris connaissance dans les conditions prévues ci-dessus, le requérant n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, produit d’éléments de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien au sens de l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme. Par suite, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée à la société Drôme Aménagement Habitat.


Fait à Grenoble, le 3 novembre 2025


La présidente de la 4ème chambre,





C. Rizzato




La République mande et ordonne à la préfète de la Drome en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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