LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2507293

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507293

vendredi 1 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2507293
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSCHURMANN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant albanais. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé ne justifiant pas de démarches suffisantes pour accéder à son compte Anef malgré les difficultés techniques alléguées. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à une urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte. M. B a toutefois été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 11 et le 23 juillet 2025, M. A B, représenté par Me Schürmann, demande au juge des référés :

1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler son titre de séjour ou de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois sous astreinte de 200 euros par jour de retard et dans l'attente de lui délivrer un récépissé sans délai ;

4°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de reprendre l'instruction de sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois sous astreinte de 200 euros par jour de retard et dans l'attente de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai d'une semaine ;

5°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction un titre de séjour dans un délai d'un mois sous astreinte de 150 euros dans un délai de 48 heures sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

6°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée au vu des délais anormalement longs de traitement de sa demande et alors qu'il justifie d'un contrat de travail ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité du refus de titre dès lors qu'il n'est pas motivé malgré sa demande et qu'elle méconnaît l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité du refus d'attestation de prolongation d'instruction qui a été pris en violation de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il ignorait la décision de clôture car il ne peut accéder à son compte Anef depuis plusieurs mois, faute de pouvoir réinitialiser son mot de passe et cette décision est illégale alors qu'il avait transmis initialement tous les documents nécessaires.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que la demande de M. B a été clôturée le 1er novembre 2024 faute pour lui d'avoir produit les pièces nécessaires à l'instruction de sa demande qui lui ont été demandées le 1er octobre 2024, date à laquelle lui a été délivrée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 31 décembre 2024.

Vu :

- la requête enregistrée le 11 juillet 2025 sous le numéro 2507292 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision implicite refusant de lui délivrer un titre de séjour ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Morand, greffier d'audience, Mme C a lu son rapport et entendu les observations de Me Schurmann pour le compte de M.B.:

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

1. Compte tenu de l'urgence qu'il y a à statuer sur le recours de M. B, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur la demande de suspension d'exécution :

2. Les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative permettent au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsqu'elle fait l'objet d'une requête distincte en annulation, que l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

3. Ressortissant albanais né en août 1995, M. B est entré en France en 2011. Placé auprès de l'aide sociale à l'enfance, il a été autorisé au séjour à sa majorité en qualité d'étudiant du 22 septembre 2015 au 21 septembre 2016. Il a été incarcéré jusqu'en 2019 puis il a épousé une ressortissante française en 2022. En mars 2024, il a formé une première demande de titre de séjour en qualité de conjoint de française. Il indique n'avoir jamais reçu d'attestation de prolongation d'instruction. La préfecture justifie que le 1er octobre 2024, elle lui a adressé un courriel indiquant " merci de transmettre 3 documents avec vos 2 noms prouvant la communauté de vie (RIB, mutuelle, facture, attestation CAF) " et a édité une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 31 décembre 2024. M. B fait pour sa part valoir qu'il ignorait cette demande et cette clôture car il n'a plus accès à son compte Anef et ne parvient pas, malgré ses démarches justifiées, à recevoir un nouveau code de connexion.

4. Dans ces circonstances, l'intéressé ne justifie pas de l'urgence dont il se prévaut et sa requête doit être rejetée. Il incombe à M. B de demander un rendez-vous en préfecture pour réaliser les démarches nécessaires.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 1er août 2025.

La juge des référés,

A. C

Le greffier,

G. Morand

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions