Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507707

lundi 2 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2507707
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBAZIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juillet 2025 et un mémoire enregistré le 1er septembre 2025, M. A..., représenté par Me Bazin, demande au tribunal :
d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le renouvellement de son titre de séjour ;
d’enjoindre, à titre principal, à la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer un document provisoire au séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir ;
d’enjoindre, à titre subsidiaire, à la préfète de l’Isère de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer un document provisoire au séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir ;
de mettre à la charge de l’État une somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique..

Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 août 2025 et le 3 décembre 2025, la préfète de l'Isère conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer.

Par un mémoire, enregistré le 8 décembre 2025, M. A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de sa requête mais maintient ses demandes au titre des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 9 octobre 2025.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.

2. Le désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. A... est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais de procès :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat, la somme de 1 000 euros à verser à Me Bazin sur le fondement de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Bazin renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.


O R D O N N E :


Article 1er :
Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....

Article 2 :
L’Etat versera à Me Bazin la somme de 1000 euros en application de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Bazin renonce à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A..., à Me Bazin et à la préfète de l'Isère.



Fait à Grenoble le 2 février 2026.


Le président de la 2ème chambre,

Mathieu Sauveplane



La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.