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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2507814

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507814

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2507814
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBAZIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions principales tendant à l’annulation de la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant sa demande de titre de séjour et à l’injonction de délivrance d’une carte de résident. Le requérant, qui avait obtenu l’aide juridictionnelle totale, a maintenu uniquement ses conclusions relatives aux frais de justice. Le tribunal a rejeté ces dernières, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 juillet 2025, M. B... A... représenté par Me Bazin demande au tribunal :
1°) de l’admettre à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle :
2°) d’annuler la décision implicite du 15 mars 2025 par laquelle la préfète de l’Isère a rejeté sa demande de titre de séjour ;
3°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère :
- à titre principal, de lui délivrer une carte de résident dans un délai d’un mois à compter de la décision à intervenir, et un document provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans l’attente de la fabrication de sa carte de séjour dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir ;
- à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et, de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans l’attente de ce réexamen dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 octobre 2025, la préfète de l’Isère conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire du 8 décembre 2025, M. A... déclare se désister de ses conclusions principales et, maintenir celles relatives aux frais exposés et non compris dans dépens.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridique totale par une décision du 26 septembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A... ayant obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 26 septembre 2025, ses conclusions relatives à l’aide juridictionnelle provisoire ont perdu leur objet. Il n’y a plus lieu de se statuer sur celles-ci.

2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

3. Par le mémoire susvisé, M. A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A... relatives aux frais non compris dans les dépens.


O R D O N N E :

Article 1er :
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... relative à l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 :
Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....

Article 3 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Bazin et à la préfète de l’Isère.



Fait à Grenoble le 5 février 2026.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry


La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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