LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2507979

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507979

mercredi 17 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2507979
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Grenoble concerne une demande indemnitaire de Mme A... contre l'État pour une faute de service liée à l'invalidation de son passeport par le consulat de France à Dakar. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l'affaire au Tribunal administratif de Paris. Il applique les articles R. 312-1, R. 312-14 et R. 312-19 du code de justice administrative, estimant qu'aucun critère de compétence territoriale classique ne permet de retenir Grenoble. La solution retenue est le renvoi devant la juridiction parisienne, compétente pour les litiges ne relevant d'aucun autre tribunal.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2025, Mme B... A..., représentée par Me Fiat, demande au Tribunal :

1°) de constater que la déclaration de perte, enregistrée le 15 janvier 2019 par le consulat général de France à Dakar, et ayant conduit à l’invalidation de son passeport constitue une faute de service imputable à l’État ;

2°) de condamner l’Etat français, en la personne du Ministre de l’Europe et des affaires
étrangères, à l’indemniser au titre du préjudice subi pour un montant total de 3 365,93 euros ;

3°) d’ordonner l’exécution provisoire de la présente décision, sans dépôt de garantie, en application de l’article L. 911 4 du code de justice administrative ;

4°) de condamner l'Etat aux entiers dépens de l’instance.



Par un mémoire en défense enregistré le 16 décembre 2025, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères soulève l’incompétence territoriale du Tribunal administratif de Grenoble.


Vu :

- les autres pièces produites et jointes au dossier ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu’une cour administrative d’appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu’il estime relever de la compétence d’une juridiction administrative autre que le Conseil d’Etat, son président, ou le magistrat qu’il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu’il estime compétente. (…) ».


Aux termes de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : « Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée (…) / En cas de recours préalable à celui qui a été introduit devant le tribunal administratif, la décision à retenir pour déterminer la compétence territoriale est celle qui a fait l'objet du recours administratif ou du pourvoi devant une juridiction incompétente. ». Aux termes de l’article R. 312-14 du même code : « Les actions en responsabilité fondées sur une cause autre que la méconnaissance d'un contrat ou d'un quasi-contrat et dirigées contre l'État, les autres personnes publiques ou les organismes privés gérant un service public relèvent (…) 2° Lorsque le dommage invoqué est un dommage de travaux publics ou est imputable soit à un accident de la circulation, soit à un fait ou à un agissement administratif, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu où le fait générateur du dommage s'est produit. 3o Dans tous les autres cas, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouvait, au moment de l'introduction de la demande, la résidence de l'auteur ou du premier des auteurs de cette demande, s'il est une personne physique, ou son siège, s'il est une personne morale.». Aux termes de son article R. 312-19 : « Les litiges qui ne relèvent de la compétence d'aucun tribunal administratif par application des dispositions des articles R. 312-1 et R. 312-6 à R. 312-18 sont attribués au tribunal administratif de Paris. ».

Les conclusions de Mme A... tendent à la condamnation de l’État français en raison des agissements des services du consulat de France à Dakar ayant conduit à l’invalidation de son passeport, déclaré perdu par erreur. Le contentieux a été lié par une décision de rejet née du silence gardé par le ministre des affaires étrangères sur la réclamation en date du 27 août 2025. Les règles énoncées à l’article R. 312-1 et au 2° de l’article R. 312-14 du code de justice administrative ne permettent pas de déterminer un tribunal administratif apte à en connaître. En outre, la demande indemnitaire préalable formée par la requérante a été adressée au ministre des affaires étrangères, qui sera l’autorité ayant pris la décision qui va lier le contentieux. Par suite, en application des dispositions précitées de l’article R. 312-19, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Paris. Dès lors, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête introduite par Mme A... à ce tribunal selon la procédure prévue à l’article R. 351-3 dudit code.


ORDONNE :



Article 1er : Le dossier de la requête susvisée de Mme A... est transmis au Tribunal administratif de Paris.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Paris, à Mme B... A... ainsi qu’au ministre de l’Europe et des affaires étrangères.


Fait à Grenoble, le 17 décembre 2025.


Le président de la 6ème chambre,




C. Vial-Pailler


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions