LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2508531

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2508531

mercredi 10 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2508531
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCOUTAZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B pour demander la liquidation de l'astreinte prononcée le 25 avril 2025 contre la préfète de l'Isère, en raison d'un défaut de renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté une inexécution de l'injonction pendant dix jours, mais a supprimé l'astreinte pour cette période en raison de sa brièveté et du contexte estival, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a rejeté la demande d'augmentation de l'astreinte, faute d'élément nouveau justifiant une modification des mesures ordonnées, sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2502604 du 25 avril 2025, le juge des référés du tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à M. A B, dans le délai de cinq jours, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler devant être continuellement renouvelée durant l'instruction de sa demande, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Par une requête enregistrée le 14 août 2025, M. B, représenté par Me Coutaz, demande au juge des référés :

1°) de prononcer la liquidation provisoire de l'astreinte sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative ;

2) d'augmenter l'astreinte à 400 euros par jour de retard sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu'après avoir remis une attestation de prolongation d'instruction, la préfète a omis de la renouveler.

Par un mémoire enregistré le 26 août 2026, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'elle a délivré une attestation de prolongation d'instruction valable du 22 août 2025 au 21 novembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Savouré, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Savouré, juge des référés

- et les observations de Me Coutaz, représentant M. B.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. () / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ". Aux termes de l'article L. 521-4 du même code : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".

2. Par l'article 1er de l'ordonnance n° 2502604 du 25 avril 2025, la juge des référés a enjoint à la préfète de l'Isère de " délivrer à M. B, dans un délai de cinq jours ouvrables, une autorisation provisoire l'autorisant à séjourner et travailler qui sera continûment renouvelée durant l'instruction de sa demande. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 200 euros par jour de retard dans la délivrance de ce document ou de carence dans son renouvellement ".

3. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'en exécution de cette ordonnance, l'intéressé s'est vu remettre une attestation de prolongation d'instruction valable du 12 mai 2025 jusqu'au 11 août 2025, qui n'a été renouvelée que le 22 août 2025. Si l'injonction prononcée n'a ainsi pas été exécutée pendant un délai de dix jours, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de supprimer l'astreinte en tant qu'elle porte sur cette période, compte tenu de la brièveté de l'inexécution, survenue en outre pendant la période estivale.

4. En second lieu, les circonstances de l'espèce telles que décrites ci-dessus ne permettent pas de caractériser un élément nouveau justifiant de modifier l'injonction prononcée ni d'augmenter le taux de l'astreinte, dont la liquidation définitive ne pourra être prononcée que lorsqu'une décision aura été prise sur sa demande de titre de séjour.

5. L'Etat n'étant pas partie perdante dans la présente instance, les conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : L'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère par ordonnance n° 2502604 du 25 avril 2025 est supprimée pour la période courant entre le 12 août 2025 et le 21 août 2025.

Article 2 : le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et au ministère public près la Cour des Comptes.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 10 septembre 2025.

Le juge des référés,La greffière,

B. Savouré J. Bonino

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions