lundi 8 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2508923 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SARL NOVAS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 août 2025, Mme D C A, représenté par Me Combes, demande au juge des référés :
1°) Le prononcé d'une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la préfète n'a pas exécuté l'ordonnance n°2508304, du 19 août 2025, qui lui enjoignait de lui délivrer outre une carte de résident telle que prévue à l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ayant une valeur provisoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la requête au fond n°2508303, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente décision ;
- cette inexécution constitue un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée à la préfète de l'Isère qui n'a pas produit de mémoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance n° 2508304 du 19 août 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n°2508304 du 19 août 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer outre une carte de résident telle que prévue à l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ayant une valeur provisoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la requête au fond n°2508303, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".
3. Si l'exécution d'une ordonnance prononçant une injonction sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l'existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu'une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure d'injonction demeurée sans effet en en modifiant le délai d'exécution ou en prononçant une astreinte destinée à assurer cette exécution, l'inexécution de la décision juridictionnelle présentant le caractère d'un élément nouveau au sens des dispositions dudit article L. 521-4 du code de justice administrative.
4. La requérante expose que la prescription adressée à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance n°2508304, n'a reçu aucune forme d'exécution. La préfète de l'Isère ne conteste ni l'absence d'exécution de cette mesure, ni ne soutient que la situation de Mme C A, reconnue comme urgente par cette ordonnance, a changé. Ce défaut d'exécution, constitue une circonstance nouvelle justifiant la modification de cette ordonnance en application des dispositions précitées de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de modifier le dispositif de l'ordonnance en cause en prescrivant à la préfète, en application de l'article L. 911-3 du code de justice administrative, de délivrer à Mme D C A, sous astreinte de 100 euros par jour de retard non seulement une carte de résident telle que prévue à l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui aura une valeur provisoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la requête au fond n°2508303, dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance n°2508304, mais aussi une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance n°2508923.
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'État une somme de 600 euros qu'il paiera à Mme D C A, au titre des frais non compris dans les dépens que cette dernière a exposés.
O R D O N N E :
Article 1 : L'article 3 de l'ordonnance n°2508304 du 19 août 2025 est modifié comme suit : " Il est enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme D C A, sous astreinte de 100 euros par jour de retard :
- une carte de résident telle que prévue à l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui aura une valeur provisoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la requête au fond n°2508303, dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance n°2508304 ;
- une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance n°2508923 ".
Article 2 : L'État versera à Mme D C A la somme de 600 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et au ministre de l'Intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère et au ministère public près la Cour des comptes en application de l'article R. 921-7 du code de justice administrative.
Fait à Grenoble, le 8 septembre 2025.
Le juge des référés,
E. B
La République mande et ordonne au ministre d'État, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026